Thyssen : que cherche l’Open VLD, une solution ou le crash ?

Rédaction en ligne

dimanche 25 avril 2010, 15:55

La présidente du CD&V se demande si l’Open VLD, en fixant un nouvel ultimatum à jeudi, veut une solution ou préfère que les négociations s’écrasent. Le président de la NVA se dit quant à lui prêt à quitter le gouvernement flamand si trop de concessions sont faites.

Thyssen : que cherche l’Open VLD, une solution ou le crash ?

©Belga

Présente comme d’autres ténors politiques flamands sur le plateau de l’émission « De Zevende Dag » sur la VRT, La présidente du CD&V, Marianne Thyssen, a expliqué que si la bonne volonté et la compréhension mutuelle se trouvent autour de la table, elles ne peuvent être gâchées à cause du « deadline » de quelqu’un. Elle a d’ailleurs fait remarquer à l’Open VLD que son attitude avait déjà fait perdre quatre jours aux négociations. Le SP.A, la N-VA et le Vlaams Belang -dans l’opposition au niveau fédéral- se sont aussi interrogés sur les revirements des libéraux flamands dans le dossier BHV.

Le président des libéraux flamands, Alexander De Croo, a quant à lui affirmé que cette date limite n’était pas la sienne mais celle qu’imposait le parlement.

Des représentants de l’Open VLD étaient également présents aux débats politiques de RTL-TVI et de la RTBF. Sur le plateau de cette dernière, le chef de groupe VLD au parlement flamand, Sven Gatz, a pris garde de parler de « deadline » et non d’« ultimatum ».

La N-VA se dit prête à quitter le gouvernement flamand si trop de concessions

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a répété dimanche ses menaces de quitter le gouvernement flamand si le CD&V faisait trop de concessions pour trouver une solution dans le dossier de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

« Si l’on pénètre dans la vallée de la honte, alors ça s’arrêtera pour nous. Veut-on vraiment foutre en l’air le gouvernement flamand pour sauver ce gouvernement fédéral sans espoir ? », a-t-il demandé au cours de l’émission « De Zevende Dag ».

Le président des nationalistes flamands a également qualifié de cynique la décision de confier au président du MR, Didier Reynders, une mission dans le cadre du problème BHV.

« Reynders est l’homme qui n’a jamais pris ses distances avec Maingain, même lorsque Maingain a comparé le gouvernement flamand à des nazis. Demander maintenant à cet homme de concilier les positions, cela me paraît assez cynique. En plus des propositions de Dehaene, les francophones vont encore demander des choses », a-t-il déclaré.

La présidente du SP.A, Caroline Gennez, ne pense pas que la nouvelle date butoir annoncée par l’Open VLD impressionnera un « cynique » comme M. Reynders. Elle s’est d’ailleurs montrée assez pessimiste sur l’issue de cette affaire. Comme la N-VA, le parti socialiste flamand siège dans le gouvernement flamand. Elle estime elle aussi que le dossier BHV ne peut mettre en péril le bon fonctionnement de cet exécutif. Elle a appelé le CD&V à prendre ses responsabilités.

Aucun président de parti francophone n’a participé aux émissions dominicales des chaînes télévisées. Seul le président du FDF, Olivier Maingain, était annoncé sur la RTBF mais il a finalement décliné l’invitation, à la demande du président du MR, Didier Reynders, ont précisé les deux présentateurs.

Groen votera la scission, Ecolo tirera la sonnette d’alarme

Ecolo tirera la sonnette d’alarme avec les autres partis francophones si la proposition de loi scindant Bruxelles-Hal-Vilvorde vient à l’ordre du jour de la Chambre tandis que Groen approuvera le texte comme les autres partis flamands, est-il ressorti d’un débat sur la VRT entre le président de Groen, Wouter Van Besien, et le député Ecolo Georges Gilkinet.

Les deux partis écologistes forment un groupe commun à la Chambre. En novembre 2007, lorsque la Commission de l’Intérieur de la Chambre a approuvé la proposition flamande de scission, la députée Groen, qui représentait les deux partis, s’était abstenue.

Tant M. Gilkinet que M. Van Biesen ont dit leur volonté de dialogue dans ce dossier, et c’est d’ailleurs pour cette raison que leurs partis se sont engagés dans les négociations. S’il insiste sur l’accord à 95 % des deux formations sur le programme écologiste, le député Ecolo a toutefois reconnu que sur le plan communautaire, les points de vue étaient divergents.

A l’instar du CD&V, le président de Groen a par ailleurs regretté l’annonce d’une nouvelle date butoir par le président de l’Open VLD. Ce n’est pas une bonne idée, estime-t-il.

(D’après Belga)