Amnistie : « Des déclarations aberrantes », selon Maingain

Rédaction en ligne

lundi 16 mai 2011, 14:35

Pour le président du FDF, si le gouvernement n’était pas en affaires courantes, il faudrait à tout le moins un débat sur le maintien du ministre de la Justice Stefaan De Clerck dans ses fonctions après ses déclarations sur l’amnistie.

Amnistie : « Des déclarations aberrantes », selon Maingain

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Stefaan De Clerck a appelé dimanche à aborder la question de l’amnistie des collaborateurs de la seconde guerre mondiale en adulte et peut-être se montrer prêt « à oublier, parce que c’est du passé ». « Venant d’un ministre de la Justice, gardien du droit, ces déclarations sont aberrantes », a dit M. Maingain lundi sur La Première. « Si nous étions avec un gouvernement de plein exercice, il faudra poser la question de sa responsabilité. Si nous n’étions pas en affaires courantes, nous devrions à tout le moins avoir un débat sur son maintien dans sa fonction », a-t-il ajouté. Il a insisté sur le fait qu’une amnistie générale était inacceptable pour lui et il a rappelé que la loi Vermeylen, toujours en vigueur, permet à ceux qui acceptent de reconnaître qu’ils ont commis une erreur d’obtenir le pardon.

Hors de la démocratie

Le président du FDF a par ailleurs aussi répété ce qu’il avait déjà dit dimanche. Interrogé alors sur la prise en considération d’une proposition de loi du Vlaams Belang sur l’amnistie, il a dit être d’avis qu’une partie du monde politique flamand bascule hors du champ de la démocratie.

Quant à savoir si ce dernier épisode aura de l’influence sur les discussions en vue de la formation d’un gouvernement et d’une réforme de l’Etat, M. Maingain a souligné lundi qu’il fallait clairement se poser la question de savoir s’il y a encore « une volonté commune de respecter les valeurs démocratiques essentielles ». Et d’ajouter : « je commence à en douter ».

(belga)