Heverlee : le doigt d'honneur d'un photographe provoque l'indignation

Rédaction en ligne

lundi 19 mars 2012, 18:00

Depuis l'accident de bus de Sierre, la ville d'Heverlee est envahie par les journalistes. Une situation que les résidents ne supportent plus. L'un d'eux a réagi en les photographiant.

Heverlee : le doigt d'honneur d'un photographe provoque l'indignation

Jan Vandenbergh, résident à Heverlee, s'est indigné sur sa page Facebook du travail des journalistes présents dans son village. Dans une longue lettre ouverte, il décrit le malaise que provoque la présence des médias. « Le comportement de la presse est par moment insupportable. »

En réaction, il s'est mis à photographier les photographes… qui n'auraient pas trop apprécié. L'un de ses clichés montre un journaliste lui faisant un doigt d'honneur.

« Cette image est pour ceux de la presse qui ont trouvé nécessaire de venir frapper à ma porte à la recherche des détails inutiles, qui ont harcelé les enfants dans la cour de récréation, sont entrés dans les propriétés privées et ont poussé les enfants à nommer les victimes sur des photographies volées, » explique ce père de famille, dont les enfants vont à l'école maternelle Sint-Lambertus. L'image n'a pas tardé à être partagée sur les réseaux sociaux.

Jan Vanderbergh n'est pas le premier à s'indigner

Vendredi, Ingrid Lieten (SP.A) s'est révoltée sur la façon dont les journalistes ont utilisé les photos des proches et des familles des victimes. Selon la ministre flamande des Médias, la presse est allée trop loin. « Ce serait bien pour eux de pouvoir retrouver l'anonymat et tenter de faire leur deuil avec leurs parents. Pourquoi ces photos devaient-elles paraître dans les journaux ? »

L'article de Regula Stämpflia également suscite l'incompréhension. Pour cette journaliste et politologue suisse, cet accident n'a rien d'étonnant, quand on sait que l'autocar venait de Belgique. La cause de l'accident serait à imputer à la politique belge…

Il est vrai, parfois les médias vont trop loin…

Gauvain Dos Santos (St.)