La coopération policière a été renforcée mardi entre la Belgique et les Pays-Bas, au premier jour de la « carte cannabis » qui réserve l’accès aux coffe-shops néerlandais aux seuls résidents des Pays-Bas, a indiqué la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet.
Les critères d’accès aux coffee shops néerlandais ont été renforcés dans les provinces néerlandaises frontalières avec la Belgique, à savoir la Zélande, le Brabant-Septentrional et le Limbourg.
Les coffee shops ne sont plus accessibles qu’aux personnes résidant aux Pays-Bas et, à partir du 1er janvier 2013, ces mesures seront étendues à tout le territoire néerlandais.
« Cette nouvelle politique des Pays-Bas pourrait avoir des effets secondaires en Belgique, comme l’augmentation des plantations de cannabis, le déplacement des ventes illégales ou l’augmentation du phénomène des rabatteurs sur les autoroutes », indique Milquet (CDH) dans un communiqué.
Les services de police intensifiées
Dès lors, la collaboration entre les services de la police belge et néerlandaise a été intensifiée et la présence policière autour des villes comme Maastricht et le long des frontières augmentée.
Les communes voisines de Lanaken, Riemst, Fourons et Maasmechelen pourront collaborer avec le corps d’intervention du Limbourg, au travers d’un renfort de 20 inspecteurs selon les besoins des zones de police.
Les contrôles par la police des chemins de fer et de la route sont renforcés et des chiens anti-drogues mis à disposition. Des opérations « d’envergure », menées en collaboration avec les autorités des pays voisins et visant spécifiquement la lutte contre le trafic et le tourisme de la drogue, seront mises sur pied.
(avec Belga)