Le 1er mai, un jour de combativité

Rédaction en ligne

mardi 01 mai 2012, 18:37

Plusieurs manifestations avaient lieu à Bruxelles en ce 1er mai. Alors que les sans-papiers dénonçaient leurs conditions de travail, un autre cortège manifestait contre la répression.

Une petite centaine de manifestants ont répondu à l’appel d’ « Occupy 1er mai » lancé sur Facebook afin de faire de la fête du travail un « combat contre la répression ».

Selon les manifestants, le 1er mai qui est connu comme la fête du travail, est avant tout une commémoration des luttes. Pour eux, cette date commémore « ces milliers de personnes dans le monde qui, au cours de l’histoire, ont arraché chaque droit et chaque acquis (droit de grève, droits des femmes et des homosexuels, sécurité sociale, conditions de travail, salaires, temps de travail…) par des luttes longues et difficiles ».

Les manifestants ont exprimé leur crainte que l’austérité et la crise économique n’engendrent la destruction de ces acquis sociaux.

Au même moment, rue de Stalingrad, des sans-papiers ont tenu à dénoncer la précarité de leurs conditions de travail. Ils se sont notamment interrogés sur leur place dans la « lutte des travailleurs ».

Les sans-papiers ont également souhaité rappeler la problématique du permis de travail B promis à des milliers de sans-papiers dans le cadre de l’opération de régularisation de 2009.

Selon eux, cette régularisation a conduit à l’émergence d’une nouvelle classe de sans-papiers qui se trouvent dans une situation « d’exploitation légale ». Ils estiment en effet que, même si une personne est régularisée, son séjour dépend entièrement de la personne qui l’embauche.

Pour illustrer cette « nouvelle forme d’esclavage », un faux patron a ligoté des sans-papiers menottés, aux visages dissimulés par un masque blanc et leur permis de travail B suspendu autour du cou.

Les manifestants ont enfin déploré l’absence d’acteurs sociaux dans la lutte des travailleurs sans-papiers et ont rappelé que les sans-papiers restaient exclus des acquis sociaux obtenus par les mouvements syndicaux.

(avec Belga)