La réforme du chômage divise toujours autant

Rédaction en ligne

dimanche 20 mai 2012, 14:41

La réforme du chômage qui doit sortir ses effets le 1er novembre prochain continue de diviser fortement majorité et opposition, et les partenaires sociaux.

La réforme du chômage divise toujours autant

©AP

Ce fut encore le cas dimanche sur le plateau de Mise au Point (RTBF). Pour les uns, l’accentuation de la dégressivité des allocations constituera un incitant dans la recherche d’un emploi, pour les autres elle augmentera la pauvreté.

En vertu de la réforme du gouvernement portée par la ministre de l’Emploi Monica De Coninck (SP.A) - qui n’a pas souhaité participer au débat - l’allocation de chômage passera de 60 à 65 % du salaire durant les trois premiers avant de retomber au niveau actuel jusqu’au 14e mois puis de diminuer selon une dégressivité accrue, en fonction du nombre d’années d’emploi. Moins on a travaillé, plus forte sera la dégressivité. Au final, des forfaits sont prévus pour les cohabitants, les isolés et les chefs de ménage.

Le secrétaire d’État aux Affaires sociales Philippe Courard (PS) a rappelé que la réforme était le fruit d’un compromis entre six partis de la majorité. Elle vise à inciter à la mise au travail et protéger ceux qui n’en ont pas. Mais, a-t-il averti, elle ne sera « valide », elle n’aura de « sens » qu’à partir du moment où viendront d’autres réformes permettant notamment d’améliorer l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

Le président du CPAS de Namur, Philippe Defeyt (Ecolo) est d’avis que le nouveau système est « inefficace » et « injuste ». Jamais la réduction d’allocations de remplacement n’a favorisé la création d’un seul emploi, a-t-il assuré. Par ailleurs, cette réforme touche davantage les femmes, les jeunes et les plus fragiles, a-t-il fait observer.

(D’après Belga)