La norme GSM pas remise en cause

Rédaction en ligne

vendredi 25 mai 2012, 20:35

Selon les informations publiées dans De Tijd et L'Echo, une étude demandée par les opérateurs de téléphonie exclurait la norme 3G du champ d'application de l'ordonnance régionale fixant la puissance maximale des antennes à 3 volts par mètre.

La norme GSM pas remise en cause

L'Issep, l'institut wallon qui a réalisé l'étude indique en effet que les ondes 3G, de même que celles qui servent à l'émission de la télévision numérique, seraient des ondes « non pulsées ». Or, l'ordonnance que le parlement bruxellois a adoptée en 2007 exclut ces ondes de son champ d'application. Pour les opérateurs qui se sont toujours opposés au texte bruxellois, « la Région a perdu l'essence même de sa décision. »

Au cabinet de la ministre bruxelloise de l'environnement, Evelyne Huytebroeck (Écolo), on précise cependant : « L'exception prévue pour les ondes non pulsées – jugées moins dangereuses pour la santé – ne concerne pas les ondes de la téléphonie mobile, mais seulement les signaux de radio et de télévision. Les ondes GSM sont donc bien concernées par les 3 V/m. Par ailleurs, une autre étude a remis en cause les postulats de base de l'étude wallonne. Il n'y a donc pas de consensus scientifique. » Résultat concret ? « Il n'y a pas de conséquence. L'ordonnance continue à s'appliquer. La norme n'est pas du tout mise en cause. Elle continue bien à s'appliquer à toutes les antennes de téléphonie mobile qui représentent 98 % des antennes, réparties sur 1.500 sites sur le territoire régional. »

Seul hic : l'étude de l'Issep indique que l'ordonnance devrait en principe s'appliquer aux ondes de la radio numérique (RTBF et VRT à Bruxelles) et de la télévision analogique (Télé Bruxelles). « Le texte doit donc être clarifié par le Parlement bruxellois qui est l'auteur initial de l'ordonnance. » Reste à savoir comment.

M.d.M.