Milquet souhaite un nouveau projet d'État
MAILYS CHARLIER
samedi 26 mai 2012, 09:41
La vice-Première ministre s'est livrée dans La Libre Belgique. Joëlle Milquet souhaite intégrer certaines idées dans le plan de relance.
©Belga
MAILYS CHARLIER
samedi 26 mai 2012, 09:41
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Joëlle Milquet a détaillé les propositions qu'elle souhaite intégrer dans le plan de relance dans les colonnes de La Libre. « J'avais déjà évoqué ces idées pour un pacte national pour la relance. À l'époque, tout le monde était sceptique », explique-t-elle à nos confrères.
La vice-Première explique également que la Belgique a besoin d'une nouvelle forme d'État : « Nous devons y ajouter un projet d'État. Nous devons chercher à imposer à notre État un nouveau mode de gouvernance socio-économique dans lequel l'État fédéral et les Régions doivent se forcer à soutenir une stratégie unique sur les thèmes clés de relance : l'investissement dans la création d'emplois, dans l'innovation et la formation, le soutien à l'exportation, la maîtrise des coûts et des prix, etc. »
Joëlle Milquet appelle également chaque Belge à être innovant, moderne et courageux. Elle insiste sur le fait que la réussite de ce plan de relance dépendra surtout de la volonté politique des Régions.
« Je ne voudrais pas que ce plan de relance se résume à deux ou trois petites idées », clame Joëlle Milquet dans les colonnes du quotidien. « Il faut une logique profonde, prospective, structurelle et partagée. »
En matière d'emploi, la vice-Première entend développer une « croissance porteuse d'emplois ». Le premier objectif de Milquet étant de doper l'emploi. « Il faut travailler sur leur formation, leur qualification, sur les incitations à travailler, sur leur mobilité et sur l'attractivité à travailler », développe-t-elle dans La Libre.
Mais la priorité majeure de Joëlle Milquet reste la formation des jeunes. « Nous devons créer un partenariat à trois : entreprises, écoles de l'enseignement technique et professionnel et services d'emplois par bassin de vie. Les entreprises doivent, sur base volontaire et législative, pouvoir offrir des stages aux jeunes, membres des groupes cibles ou élèves dans les écoles professionnelles. »
Et pour réussir ce plan de relance, Milquet estime que le gouvernement belge possède tous les atouts. « Il faudra développer une stratégie collective qui respecte l'autonomie de chacun. C'est important pour la cohérence du pays. Il ne faut pas travailler dans des bulles isolées. Il faut une cohérence, une convergence tout en accentuant l'autonomie des entités fédérées », affirme-t-elle en guise de conclusion.