Di Rupo : « Avant on nous comparait à l'Irak, maintenant nous sommes respectés »

Rédaction en ligne

mercredi 06 juin 2012, 08:34

Elio Di Rupo revient sur six mois de travail « titanesque » et cible en vrac « les défaitistes et les « oiseaux de mauvais augure ». L'entretien complet dans Le Soir

Dans un entretien accordé au Soir, Elio Di Rupo ponctue six mois au pouvoir (son gouvernement Papillon est né le 6 décembre 2011) par un vibrant et long plaidoyer sur le travail accompli : « Titanesque ! Démiurgique ! J'ai quelques heures de vol, et je peux vous dire que jamais aucun gouvernement n'a accompli autant de choses dans des domaines aussi complexes en aussi peu de temps ! »

De la maîtrise des déficits publics aux réformes des pensions et du marché du travail, en passant par l'institutionnel… « La Belgique a retrouvé sa crédibilité. »

Mais le Premier ministre socialiste complète son message : « Je suis fâché, agacé… » Et cible en vrac « les défaitistes, ceux qui disent : ça ne va pas, ça ne va pas, ça ne va pas… », les « oiseaux de mauvais augure », ceux qui « avec leurs critiques unilatérales » ne tiennent pas compte des conditions dans lesquelles on a pu former ce gouvernement – 541 jours de crise et de négociations.

Enfin, Elio Di Rupo donne le sens du plan de relance attendu pour juillet : « Créer de l'activité ! Croit-on que les pouvoirs publics vont le faire ? Il faut des investisseurs, des créateurs, des entrepreneurs, c'est à cela que nous travaillons. »

Malgré ces critiques, Elio Di Rupo n'en démord pas : « On nous disait pire que l'Irak, aujourd'hui, nous sommes un pays respecté et admiré. »

Véronique Lamquin, David Coppi