Diesel cancérigène : « Pourquoi vise-t-on toujours la voiture ? »

Rédaction en ligne

jeudi 14 juin 2012, 08:05

La Febiac s’inquiète d’un volte face du gouvernement sur le diesel : « Si le gouvernement veut mettre en place de nouveaux critères environnementaux, qu’il nous le dise pour qu’on puisse trouver des solutions. »

Diesel cancérigène : « Pourquoi vise-t-on toujours la voiture ? »

Une étude du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), l’agence pour le cancer de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a classé les gaz d’échappements des moteurs diesel parmi les substances cancérigènes. Suite à cette publication, Evelyne Huytebroeck a demandé au gouvernement de renoncer à mener des politiques en faveur du diesel, qu’en pensez-vous ?

« Il faut savoir que cette étude a été menée aux Etats-Unis sur un groupe de mineurs qui travaillent dans un espace confiné avec des technologies diesel qui datent de plusieurs générations. Ces conditions ne valent pas pour les moteurs diesel des véhicules d’aujourd’hui. »

NDLR : le Dr. Kurt Straif, chef du programme des Monographies du CIRC, a indiqué, dans l’étude sur les gaz d’échappements faite sur les mineurs que « les substances cancérigènes qui présentent des risques pour des groupes très exposés, présentent aussi des risques pour la population générale. »

« Je suis choqué d’entendre qu’on se limite à parler des émissions générées par les voitures. Personne ne s’est encore insurgé contre l’utilisation du mazout pour chauffer les bâtiments, c’est aussi du diesel. Les filtres à particules que l’on pose dans les voitures aujourd’hui rendent les émissions à la limite du mesurable ».

Une position qui vous surprend ?

« Pendant longtemps le gouvernement a promu le diesel. Le défi était de limiter les émissions de CO2, ce qui a été fait. Le diesel c’est 20 % d’émissions de moins que l’essence. Maintenant on change son fusil d’épaule, on dit que ce sont d’autres substances comme l’azote par exemple qui constituent le problème. S’ils veulent mettre en place de nouveaux critères environnementaux, qu’ils nous le disent pour qu’on puisse trouver des solutions. »

Cheyenne krishan (st.)