La N-VA propose des hausses de salaire de 100 euros
Rédaction en ligne
jeudi 14 juin 2012, 12:22
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La N-VA a présenté mercredi ses propositions en matière de relance économique, un ensemble de mesures rassemblées au sein d'un « pacte de croissance » (« Groeipact ») et qui préconisent de favoriser les entreprises et dès lors, l'emploi. « Nous voulons permettre aux entreprises de croître et ainsi créer des emplois », a affirmé le chef de groupe N-VA à la Chambre, Jan Jambon, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.
Toute personne qui travaille devrait gagner davantage à la fin du mois grâce à la réduction progressive des cotisations sociales salariales, une mesure que les nationalistes veulent financer par le biais d'une hausse de la TVA de 21 à 22 %. Le parti plaide aussi pour l'extinction de la déductibilité des intérêts notionnels, couplée à une réduction progressive de l'impôt des sociétés à un taux unique de 21 % t.
Pour garantir une hausse du salaire poche, la N-VA propose de rendre progressive la cotisation salariale à l'ONSS qui est actuellement de 13 % à l'exception des plus bas salaires. « En rendant cette cotisation progressive, tous les salaires bruts augmenteraient jusqu'à près de 5.000 euros » par mois, a expliqué Jambon. Ceux qui gagnent de 2.000 à 3.000 euros brut par mois y gagneraient de 60 à 95 euros net, a-t-il ajouté.
La N-VA souhaite principalement financer cette mesure par un relèvement de la TVA de 21 à 22 % et en recourant aux recettes fournies par la lutte contre la fraude.
Le parti nationaliste souhaite aussi réduire la fiscalité des entreprises. L'impôt des sociétés passerait de 33 % à 21 % d'ici à 2015. En échange, les entreprises devraient accepter la fin des intérêts notionnels, cet avantage fiscal controversé sur l'impôt des sociétés.
Le parti de Bart De Wever ne propose pas la fin de l'indexation automatique des salaires, mais souhaite que celle-ci soit plafonnée en période de forte inflation. Les pensions et autres allocations sociales resteraient indexées comme actuellement.
Précisons que la plupart des réformes proposées par la N-VA relèvent du gouvernement fédéral, où le parti ne siège pas.
(Bernard Demonty, avec belga)