Le gouvernement flamand se déchire sur la réforme de l’enseignement

Rédaction en ligne

mardi 26 juin 2012, 11:06

Après l’agitation née autour du projet immobilier Uplace, c’est à présent la réforme de l’enseignement qui est source de tiraillements au sein du gouvernement flamand. Tout cela à l’approche des élections communales.

Le gouvernement flamand se déchire sur la réforme de l’enseignement

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La N-VA a tiré à boulets rouges lundi sur la note d’orientation du ministre de l’Enseignement Pascal Smet (sp.a). Se disant dans la droite ligne de l’accord de gouvernement, ce dernier défend la nécessité de réformer fondamentalement l’enseignement secondaire, notamment en créant un tronc commun le plus large possible dans le premier degré. Mais surtout, il s’agirait de supprimer le cloisonnement entre enseignement général, technique et professionnel.

Cette réforme « radicale » n’est pas du goût de certains acteurs du secteur mais pas non plus de la N-VA qui estime que l’enseignement flamand se porte bien. « La formation de nos jeunes est quelque chose de trop important que pour se lancer dans des expériences », a lancé Kris Van Dijck, chef de groupe des nationalistes au Parlement flamand.

Face à la bronca, le ministre-président Kris Peeters a tenté mardi d’apaiser les esprits. « Je n’ai rien contre les débats politiques mais la manière dont cela se passe aujourd’hui est déplorable », a-t-il dit dans plusieurs journaux et à la VRT-Radio. Concernant cette réforme, il importe avant tout d’avoir des écoles « solides » qui parviennent à faire évoluer au mieux chaque élève, a-t-il ajouté. « Dans l’accord de gouvernement, il est écrit que la réforme de l’enseignement doit pouvoir reposer sur une base solide or je constate que celle-ci s’effrite », a regretté le ministre-président. Tirant le signal d’alarme, il a appelé les partenaires de la majorité à réserver la discussion au gouvernement au sein duquel elle n’a pas encore été menée.

Au-delà, Kris Peeters ne peut que constater que « la nervosité et l’opportunisme gagnent du terrain à l’approche des élections communales ». Il va falloir « veiller à ce que ces comportements ne dépassent pas certaines limites », a-t-il averti.

Cette nervosité est également perceptible au sein de son propre parti, le CD&V. Le sénateur Rik Torfs n’a pas caché l’ambition de s’en aller si les chrétiens-démocrates ne se renouvelaient pas. « Ce n’est pas en donnant régulièrement une interview à gauche et à droite que les choses changeront, il doit venir s’exprimer au Bureau de parti. Et il doit réfléchir à sa propre position au sein du parti », a tranché Kris Peeters.

Belga