Bart De Wever moqué au Parlement flamand

Rédaction en ligne

jeudi 28 juin 2012, 09:34

Une pique lancée à l’encontre du président de Bart De Wever par un député Groen a été largement applaudie dans les rangs du CD&V et du SP.A, pourtant partenaires de coalition de la N-VA, mercredi en séance plénière du parlement flamand.

Bart De Wever moqué au Parlement flamand

©Belga

« Où est Bart De Wever, lui qui est si prompt à faire la leçon à tout le monde », a lancé Filip Watteuw en pointant du doigt le siège vide de Bart De Wever, absent lors d’un débat sensible sur la réforme de l’enseignement secondaire.

Bart De Wever, président de la N-VA, est un des élèves les moins assidus du Parlement flamand. En trois ans, on l’a très peu vu en séance plénière ou en commission, sinon à l’heure des votes. En trois ans, il a posé deux questions parlementaires. Mercredi, au Parlement flamand, il brillait encore par son absence.

Pourtant, il a réussi à mettre le feu au gouvernement flamand, qui planche sur une réforme fondamentale de l’enseignement, à laquelle le leader de la N-VA s’oppose – il préfère le statu qui –, seul contre le gouvernement flamand et contre son propre parti. Une attitude purement électoraliste, dit-on, qui lui permet de rassurer les parents qui souhaitent inscrire leurs enfants dès l’entrée du secondaire dans l’enseignement général et craignent que des cours techniques et professionnels ne les tirent vers le bas.

Bref. Toujours est-il que mercredi, Bart De Wever brillait par son absence, lors du débat sur ce dossier. « Où est-il, qu’il participe une fois au débat », a ajouté Filip Watteuw, alors que le principal intéressé avait attaqué avec virulence, lundi sur la VRT, le projet de réforme de l’enseignement secondaire du ministre Pascal Smet (SP.A).

La sortie du député écologiste a été vivement applaudie, jusque dans les rangs du CD&V et du SP.A. Pour le reste, le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) a à nouveau appelé ses partenaires de coalition à mener les débats sensibles en interne. Il a affirmé que la réforme du premier degré de l’enseignement secondaire, qui divise sa majorité, serait fondée sur une proposition du ministre de l’Enseignement Pascal Smet et aboutirait avant la fin de la législature.

Dirk Vanoverbeke, avec G.D, Belga