« Electrabel mafia » : Le PS condamne la campagne de Greenpeace

Rédaction en ligne

mercredi 27 juin 2012, 10:05

Greenpeace utilise l'image du Premier ministre dans un clip choc pour dénoncer la prolongation des centrales nucléaires. L'ONG « trompe les citoyens de manière totalement déloyale », dénonce le PS. Le 11h02 : Greenpeace va-t-il trop loin ?

« Le PS condamne la récupération de son image par Greenpeace, qui dupe les citoyens par des procédés de plus en plus douteux », a réagi le PS. « Comme n'importe quelle ONG, Greenpeace a le droit de faire passer les messages qu'elle souhaite, mais qu'elle en assume au moins la paternité au lieu de tromper les citoyens de manière totalement déloyale. »

« Tant le style que le choix des mots témoignent d'une démagogie jamais vue et d'un total manque de respect vis-à-vis du monde politique, de l'entreprise et des collaborateurs d'Electrabel », avait indiqué l'énergéticien.

Sur La Première (RTBF), la co-présidente d'Ecolo Emily Hoyos a indiqué ne pas apprécier « l'instrumentalisation de l'image des politiques », estimant par ailleurs que « l'excès » nuit en tout. Pour Mme Hoyos cependant, il n'en demeure pas moins qu'Electrabel pratique un « chantage » en annonçant la fermeture de centrales électriques et donc des pertes d'emplois, et en organisant la « pénurie » en guise de protestation contre la fermeture des centrales nucléaires.

Le clip est jugé « peu acceptable » par Joëlle Milquet. Dans Le Soir, la ministre de l'Intérieur estime notamment qu'il témoigne d'un « non-respect » à l'égard « du Premier ministre et de la fonction qu'il représente ».

Des militants de Greenpeace devant le siège d'Electrabel

Des militants de Greenpeace occupent mercredi matin l'entrée du siège social d'Electrabel, à Bruxelles, indique l'ONG dans un communiqué de presse. Se présentant comme des militants du PS, ce que le parti en question a directement démenti, ils « annoncent la fin de la mainmise de la mafia nucléaire sur nos dirigeants ». « Greenpeace invite le Premier ministre Di Rupo à respecter sans ambiguïté la loi de sortie du nucléaire et à ne pas céder au chantage d'Electrabel », explique l'organisation environnementale qui regrette que le MR et le CD&V aient « une fois de plus cédé aux pressions de la mafia nucléaire ».

« Le PS a toutes les clés en main. Il est impératif que ce parti ait le courage politique de mettre un terme au monopole de GDF Suez Electrabel. Notre approvisionnement en énergie ne peut plus dépendre du bon vouloir d'une multinationale étrangère qui prend en otage notre gouvernement, notre économie et notre population », commente Arnaud Collignon de la campagne Energie de Greenpeace Belgique.

Les opérateurs nucléaires sous-estiment systématiquement le risque de catastrophe nucléaire et refusent en même temps d'assumer la responsabilité civile d'une telle catastrophe, dénonce encore Greenpeace.

(ClDD)