Le fédéral vole au secours de l'aérien belge

Rédaction en ligne

vendredi 29 juin 2012, 06:42

Une solution a été trouvée pour que notamment Brussels Airlines puisse travailler dans les conditions d'une saine concurrence avec d'autres entreprises aériennes.

Le fédéral vole au secours de l'aérien belge

© Belga

Le Comité ministériel restreint (kern) a approuvé mercredi la réduction de cotisations patronales sur dix ans des transporteurs aériens communautaires et ayant un certificat de transporteur aérien (AOC) belge.

Le kern a approuvé la proposition du Secrétaire d'État à la Mobilité, Melchior Wathelet, qui vise à réduire les charges sociales de ces compagnies aériennes « afin de garantir de bonnes conditions de concurrence plutôt que de rendre celle-ci déloyale », a indiqué M. Wathelet.

Le document indique que « le conseil des ministres restreint marque exceptionnellement son accord de principe » sur les mesures pendant la période de transition de dix ans et sur base d'une enveloppe maximale annuelle de 30 millions d'euros.

Ces mesures concernent des dispenses de versement de précompte professionnel et des réductions de cotisations patronales au profit des compagnies belges pour leur personnel naviguant (Brussels Airlines, TNT Airways, Jetairfly, Thomas Cook).

Le Fédéral au secours de Brussels Airlines

En mars dernier, Brussels Airlines avait appelé le gouvernement à la rescousse en mars dernier. L'entreprise a enregistré une perte de quelque 80 millions d'euros en 2011. Elle devrait également clôturer 2012 dans le rouge. La compagnie aérienne belge doit faire face à des charges sociales importantes imposées par le droit social belge, et avait notamment dénoncé sa situation « intenable » face à la concurrence, notamment la compagnie à bas coût irlandaise Ryanair basée à Charleroi, qui paie ses cotisations sociales et ses impôts -moins élevés en Irlande.

Un coût de 300 millions

Ce plan doit maintenant recevoir l'aval de l'Europe, mais les premiers échos seraient positifs, indique le journal L'Echo. Il faudra également vérifier la faisabilité technique et budgétaire de ces mesures avec la ministre des Affaires sociales et le ministre des Finances. Si l'Europe donne son aval, ces mesures pourraient coûter 300 millions d'euros sur dix ans, révèlent les quotidiens L'Echo et De Morgen.

P.LA. (avec Belga)