La criminalité est en baisse en Wallonie

RICARDO GUTIERREZ

jeudi 05 juillet 2012, 09:03

Entre 2000 et 2011, le taux de criminalité a augmenté en Flandre, alors qu'il stagnait à Bruxelles et diminuait en Wallonie. Bruxelles-Ville, Liège et Blankenberge sont les trois lanternes rouges, dans les trois régions. Le tableau complet.

La criminalité est en baisse en Wallonie

© Thienpont

La criminalité n'est pas une fatalité. La police fédérale vient de publier les statistiques 2011, commune par commune. Au cours des dix dernières années, nombre d'entités, comme Liège, Schaerbeek, Molenbeek, La Panne ou Charleroi ont vu leur criminalité enregistrée régresser. Le sociologue Jan Hertogen a traité les récentes statistiques policières, pour « Le Soir ». Toutes les explications dans la version numérique.

Originalité de notre approche : le nombre total d'infractions consignées (vols, dégradations de la propriété, atteintes à l'intégrité physique, fraudes, faits de drogue, état d'ivresse, dégradations de l'environnement…), pour chaque entité, est mis en relations avec le nombre d'habitants de la commune, afin d'obtenir un indice qui permet les comparaisons (consulter nos tableaux à l'adresse swar.be/tauxcriminalite2011, pour les résultats détaillés, entre 2000 et 2011, pour chaque commune du pays).

Premier constat : le taux de criminalité, en dix ans, augmente en Flandre (+ 6 %), stagne à Bruxelles et diminue en Wallonie (- 3 %). Ceci dit, c'est Bruxelles-Ville qui reste l'entité la plus affectée, avec 37 infractions enregistrées pour 100 habitants, en 2011. Proportionnellement, la police dresse, dans la capitale, deux fois plus de procès-verbaux qu'à Blankenberge et Liège, lanternes rouges flamande et wallonne.

Autre constat de Jan Hertogen: « Plus le taux de criminalité enregistrée est élevé, plus le revenu moyen a tendance à être bas… Les tableaux montrent une corrélation évidente entre le niveau de vie et la délinquance. Ce qui ne veut pas dire que la pauvreté génère de la criminalité, nuance Jan Hertogen, mais au contraire que les communes pauvres et leurs habitants sont davantage victimes d'infractions pénales. Ce constat mérite en tout cas d'être approfondi et étudié par les criminologues ».

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