Après la Côte, les parcs d’attractions s’en prennent à la météo
Rédaction en ligne
mardi 10 juillet 2012, 17:50
« Les bulletins météo sont déprimants et injustement complets », râlent Walibi et Pairi Daiza. « Un bulletin, c’est de l’information, pas de la propagande », répondent RTL et la RTBF.
©belga
La semaine passée, Hoorens Geert, responsable du tourisme à la Côte belge, dénonçait les prévisions de meteobelgique.be, qui, selon lui, annonçait régulièrement un été « pourri ». L’affaire avait fait grand bruit. Et ce n’est pas fini : Pairi Daiza et Walibi, entre autres, ont plaidé ce mardi pour une nouvelle manière de présenter les bulletins météo dans les médias.
« Faites votre propre météo »
Dans Sudpresse, Jean-Charles Beaubois a également précisé que les parcs d’attractions pourraient s’adresser à un service payant, qui leur fournirait une météo correspondant à leurs besoins géographiques. « C’est ce que fait Euro Disney, qui achète ce service à Météo France », explique le monsieur Météo à Sudpresse.
« Le problème n’est pas là », réplique-t-on chez Pairi Daiza. « Les informations sont assez précises, c’est la manière de les communiquer qui nous interpelle. »
Pour Pairi Daiza et Walibi, soutenus dans leur proposition par d’autres parcs comme Bobbejaanland, Plopsaland et Bellewaerde Park, estiment qui « Les bulletins météo, tels qu’ils sont délivrés aujourd’hui à la population, sont déprimants et injustement complets. » « Les périodes de pluie ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt. Pourquoi ne pas parler de soleil à la place d’éclaircie, trop restrictive ? », plaide Jean-Christophe Parent, directeur d’exploitation chez Walibi.
« Attention à la manière »
Les parcs appuient leurs propos sur les chiffres récents de l’IRM. Du 1er au 8 juillet, la Belgique a connu 87,5 % d’heures sèches et 12,5 % d’épisodes pluvieux. « Et pourtant, le sentiment d’été pourri est général dans la population avec malheureusement des répercussions économiques néfastes sur nos attractions touristiques outdoor », précise Yvan Moreau, administrateur délégué de Pairi Daiza.
Les parcs demandent donc aux médias de diffuser des informations plus fidèles à la réalité. Ils invitent à détailler trois paramètres importants à leurs yeux : le nombre d’heures d’ensoleillement, la probabilité d’averses et leur durée. « Ce ne sont pas les conditions météo qui influencent la fréquentation de nos sites, c’est la manière dont on présente le temps qu’il va faire », concluent les parcs d’attractions.
« Hors de question de tomber dans l’ultra-optimisme »
Les services météo de la RTBF et de RTL ont réagi aux demandes d’amélioration des bulletins formulées par les parcs d’attractions. Les deux médias insistent sur le caractère objectif de leurs informations. Ils n’ont, en tout cas, pas l’intention de tomber dans « l’ultra optimisme » de saison.
« Pour moi, le débat se trouve ailleurs. Les gens ne font plus que survoler les prévisions. Ils se contentent le plus souvent d’observer une carte sans lire les infos qui l’accompagnent », estime Jean-Charles Beaubois, le monsieur météo de la RTBF. Au Boulevard Reyers, on estime faire correctement son travail et offrir une information complète au public. « Nous n’avons pas vocation à tempérer les informations. De plus, nous donnons régulièrement le timing des averses, ce qui rejoint déjà l’une des demandes des parcs. »
Chez RTL-TVI, qui reçoit ses prévisions directement de l’IRM, l’approche est la même. « Nous traitons, aujourd’hui, les bulletins comme n’importe quelle autre information. Nous ne sommes pas un service marketing dédié à tel ou tel groupe d’influence », estime Stéphane Rosenblatt, directeur de l’information sur RTL-TVI.
« Nous ne remettons pas en cause les prévisions », tempère Yvan Moreau, de Pairi Daiza.« Nous regrettons simplement la façon dont on les présente ».« Pourquoi parle-t-on toujours du verre à moitié vide ? », s’interroge-t-il ?
G.D, d’après belga