Fête flamande  : « Avec De Wever, nous irions droit au chaos »

Rédaction en ligne

mercredi 11 juillet 2012, 10:58

11 juillet : la Flandre est en fête et les attaques fusent déjà. Première cible : Bart De Wever. Premier tireur : Eric Van Rompuy. Le spectacle ne fait que commencer.

Fête  flamande  : « Avec De Wever, nous irions droit au chaos »

(BELGA) Eric Van Rompuy flingue Bart De Wever

Le député flamand Eric Van Rompuy s'en prend au président de la N-VA Bart De Wever qu'il accuse de vouloir mettre à mal la prospérité en Belgique. « Le Flamand doit savoir quelles sont ses ambitions. La N-VA a pour objectif d'atteindre la majorité absolue en 2014 afin d'emporter la ministre-présidence. Tout indique que la N-VA veut prendre le pouvoir afin de démanteler l'État belge », a indiqué mercredi Eric Van Rompuy dans le Tijd.

« Nous devrions alors scinder la dette publique et la Sécurité sociale, en pleine crise financière. Que nous coûtera un tel clash ? De Wever est une menace pour notre prospérité. Avec lui, nous irions droit au chaos », a ajouté le député flamand.

Le membre du CD&V, ex-partenaire de cartel de la N-VA, a également dénoncé « le négativisme amer » de Bart De Wever ainsi que « l'âpre climat politique promouvant le négatif », un état d'esprit que Bart De Wever nourrit sempiternellement.

Eric van Rompuy se veut, pour sa part, positif. « Il y a un an, nous n'étions nulle part. Aujourd'hui, nous avons une réforme de l'Etat qui comprend la scission de BHV, un doublement de l'autonomie fiscale des entités fédérées qui disposent d'un important paquet de compétences supplémentaires. Nous avons un gouvernement fédéral qui franchit les écueils », a-t-il fait valoir.

Sur La Première (RTBF), Eric Van Rompuy a appelé ses chefs de file, principalement son président de parti Wouter Beke et le vice-premier ministre Steven Vanackere, à se montrer plus incisifs à cet égard dans leur communication face aux attaques de Bart De Wever. Pour les Flamands de la majorité fédérale, la situation n'est pas évidente de ce point de vue, a-t-il fait observer : le Premier ministre Elio Di Rupo, dont Eric van Rompuy a loué l'action, est francophone, ce qui complique la stratégie de communication dans le débat politique flamand.

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Hier soir, dans un discours à Courtrai, le ministre-président flamand a vanté les mérites de la Flandre. Ce mercredi, place aux festivités à l'Hôtel de ville de Bruxelles. Entre 11 h 30 et 12 h 30, chattez avec Dave Sinardet, politologue à l'université d'Anvers.

APS (avec Belga)