Le tourisme à la Côte boit la tasse

Rédaction en ligne

mercredi 01 août 2012, 15:24

La Côte ne connaîtra pas une saison touristique exceptionnelle. Le mauvais temps n'y est pas étranger. Certains parleront plutôt de prévisions erronées.

Les chiffres provisoires du secteur touristique au littoral ne semblent pas annoncer une saison d'été exceptionnelle, a indiqué Geert Hoorens, directeur régional en charge de la Côte chez Westtoer. Les derniers jours plus estivaux du mois de juillet étaient, quant à eux, excellents.

« De manière générale, il y a eu une plus faible fréquentation. Nous pouvons diviser le mois de juillet en deux parties : une période avant et une après le 21 juillet », remarque Geert Hoorens.

« Lors de la fête nationale, l'occupation est descendue entre 50 et 70 pour cent, soit 20 pour cent de moins qu'habituellement. Les hôtels ont été ensuite pratiquement entièrement remplis. C'est la même logique du côté des habitations de vacances. Nous avons eu beaucoup de réservations tardives. Cela est aussi dû aux prévisions météorologiques erronées », poursuit-il.

Début du mois, la ville de Knokke avait d'ailleurs envisagé de porter plainte contre le site meteobelgique.be, estimant que les prévisions négatives avaient des répercussions sur le secteur touristique.

« Les gens à la Côte ne réservent pas pour plusieurs semaines. Nous avons bien des visiteurs fidèles et en suffisance, mais nous devons bien reconnaître qu'il s'agit là d'une génération qui est en train de s'éteindre », concède Geert Hoorens.

Le succès est ailleurs

« Le festival de sculptures de sable a déjà attiré autour de 100.000 visiteurs, la triennale d'art contemporain Beaufort04 a quant à elle vendu 40.000 guides. Cela montre que nous devons, au-delà de notre produit de base, à savoir la mer, investir dans de nouvelles infrastructures, comme des sentiers de promenade côtière. » Selon Geert Hoorens, l'horeca s'est également bien porté au mois de juillet.

La crise économique se fait sentir, mais Geert Horrens ne veut cependant pas en surestimer son impact.

D'après Belga.