« Une grande perte pour le PS »

Rédaction en ligne

dimanche 05 août 2012, 21:43

Thierry Giet, le président du Parti socialiste, a été le premier à réagir au décès, ce dimanche, de Michel Daerden. Suivi par Elio Di Rupo. Les réactions au sein du PS.

« Une grande perte pour le PS »

Belga

Voici les réactions et les communiqués de personnalités politiques socialistes qui ont suivi le décès de Michel Daerden.

Thierry Giet : « Une grande perte pour le PS ». « C'est avec la plus grande tristesse que le Président du PS, Thierry Giet, a appris aujourd'hui le décès de Michel Daerden.

Au nom de tous les militants et tous les mandataires socialistes, il tient en premier lieu à exprimer ses sincères condoléances et toute son amitié à la famille et aux proches de Michel Daerden, en particulier à ses enfants, Aurore, Elena et Frédéric Daerden.

Michel Daerden fut sans conteste une grande personnalité du PS, qui aimait sincèrement les gens et qui consacra une grande partie de sa vie à la politique. Il marquera de son empreinte le bassin liégeois et notamment la commune d'Ans, où il fut l'un des Bourgmestres les plus appréciés.

Son décès est une grande perte pour le PS. »

Elio Di Rupo : « Une infinie tristesse ». « C'est avec infiniment de tristesse que le Premier ministre Elio Di Rupo a appris le décès de l'ancien Ministre Michel Daerden.

Depuis son attaque cardiaque, Elio Di Rupo est resté en contact permanent avec son fils Frédéric, espérant une amélioration. Ce soir, il partage la douleur de sa famille.

Elio Di Rupo perd un ami politique, entré au Parlement en même temps que lui et avec lequel il a beaucoup travaillé, tant au gouvernement wallon qu'au gouvernement fédéral.

Michel Daerden ne laissait personne indifférent. Médiatiquement connu pour certains aspects de sa personnalité, il ne l'était pas assez sur d'autres. Ainsi, le Premier ministre tient à saluer la grande intelligence, le sens de l'Etat et la fidélité indéfectible de Michel Daerden.

Pour Elio Di Rupo, Michel Daerden avait cette capacité rare de dépasser la politique pour toucher directement le coeur des gens.

A ses enfants, à sa famille, le Premier ministre tient à adresser ses plus sincères condoléances. »

Marcourt : « Il est parti trop tôt ». « A 62 ans, Michel est parti trop tôt », a réagi avec émotion le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS). « Je perds quelqu'un que je connais depuis 30 ans. J'ai un grand sentiment de tristesse. J'ai une pensée pour lui, qui est parti trop tôt et une pensée pour ses trois enfants. Sous ses dehors de ne pas y toucher, il avait une affection immense pour ses enfants. Il avait tout sacrifié pour la politique et il y pensait souvent ces derniers temps. Il m'en avait parlé récemment ».

Le ministre de l'Economie ne souhaite pas parler politique : « Je n'en ai vraiment pas envie aujourd'hui ». Il souhaite rendre hommage à « un homme hors du commun. Il a voulu être un homme politique conventionnel puis il est devenu hyper-populaire en étant davantage lui-même. Il a fait ce qu'il pensait devoir faire toute sa vie mais je le répète, il est parti trop tôt. C'est triste pour tout le monde ! »

Demeyer salue le parcours de celui qui a « pacifié le PS liégeois ». Le président de la Fédération liégeoise du PS et bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, a tenu à saluer le parcours de Michel Daerden. « Au début des années 90, c'est lui qui a pacifié le PS liégeois. Il a aussi joué un rôle déterminant dans l'arrivée du TGV à Liège. C'était un grand technicien dans les matières financières, et également un homme très populaire, ce qui compte beaucoup en politique ».

Willy Demeyer a également exprimé son soutien envers la famille, envers Frédéric Daerden et ses sœurs. « Le moment est au recueillement. Il est trop tôt pour parler de politique et pour envisager sa succession. Michel avait accepté de nouveaux défis en se présentant aux élections communales à Saint-Nicolas, et il se réjouissait de les relever. »

Eliane Tillieux : « Un Wallon d'exception ». « Michel Daerden vient de nous quitter. Un Wallon d'exception qu'il nous revient de saluer pour son investissement sans limite dans l'action publique », a commenté dimanche la ministre wallonne de la Santé, Eliane Tillieux (PS) sur Facebook. La ministre a tenu à rendre hommage à un « professeur apprécié pour son sens de la pédagogie, réviseur avisé, homme de tête, qui a géré avec grande intelligence ses mandats ministériels, en particulier du budget et des finances ». Mme Tillieux, qui a participé pendant cinq ans aux travaux de la commission des finances du parlement wallon quand M. Daerden était chargé du budget, témoigne « de l'apport précieux de Michel pour le déploiement de la Wallonie ».

« Il n'a laissé personne indifférent et a incontestablement marqué chacun de nous. Je garderai le souvenir de ses mots remplis de sagesse, d'humour et de son sens de la repartie. Véritable homme de cœur, il était profondément proche des gens et comprenait leurs difficultés, c'était surtout à cela que tenait sa véritable notoriété ».

Stéphane Moreau « perd un ami de plus de 30 ans ». Le bourgmestre de la commune d'Ans, Stéphane Moreau, a appris dimanche « avec stupéfaction et surtout une grande tristesse » le décès de son prédécesseur et bourgmestre honoraire. « C'est avant tout un ami de plus de 30 ans que je perds aujourd'hui, une perte d'autant plus cruelle que les nouvelles concernant sa santé semblaient plus rassurantes ces derniers jours ». Stéphane Moreau a également tenu à rappeler dans son communiqué que « c'est Michel Daerden qui lui a inculqué le virus de la politique ». « Mes pensées vont évidemment avant toutes choses à ses enfants Frédéric, Aurore et Elena, à ses petites filles Charlotte et Clara, à son frère Jean-Louis, à son père Michel, à l'ensemble de sa famille et de ses proches ».

« Nos origines modestes communes nous ont toujours rapprochés, et les différents combats que nous avons pu mener ensemble à Ans, à la Fédération liégeoise du Parti socialiste et sur bien d'autres terrains n'ont fait que cimenter ces liens », souligne encore Stéphane Moreau qui retient de l'ancien ministre l'image « d'un homme de chiffres, de cœur, de talent et de grandes réalisations comme le TGV à Liège ou la métamorphose totale de sa chère commune d'Ans, que nous avons pu mettre en œuvre de concert. D'un homme politique de toute première force aussi, avec qui nous avions d'ailleurs décidé d'entamer de nouvelles missions essentielles dans le cadre du déploiement financier et stratégique du groupe Tecteo que je dirige. »

Le bourgmestre de Saint-Nicolas fait part d'une « grande tristesse ». Jacques Heleven, bourgmestre PS de Saint-Nicolas, a appris avec une « grande tristesse » le décès de Michel Daerden. « Nous nous étions vus récement, Michel ne me semblait ni malade ni spécialement fatigué », explique Jacques Heleven, bourgmestre de la commune où Michel Daerden venait de déménager et où il comptait se présenter aux prochaines élections communales.

« Cela a été très rapide, on espérait qu'il s'en sortirait. Je suis choqué, abasourdi. » Le socialiste précise qu'à Saint-Nicolas la population est triste. « Michel attirait beaucoup de sympathie, comme à Ans ou ailleurs dans la région liégeoise. » Jacques Heleven ajoute être « de tout cœur avec Frédéric et sa famille », et assure qu'il est trop tôt pour évoquer la situation politique de la commune.

Flahaut : « Emotion et tristesse, pensées et soutiens à Fredéric et à toute la famille ». Selon lui, « le PS tout entier est en deuil et perd un de ses plus fidèles acteurs dont on mesurera toute l'ampleur du travail accompli partout où il a oeuvré au cours de sa longue carrière politique à tous les niveaux ». Il a qualifié M. Daerden d'« homme de valeurs ayant un sens profond de l'amitié et aimant tellement la vie ». « Il nous manquera ».

Rudy Demotte, le ministre-président francophone, a quant à lui fait part de sa « profonde tristesse ». M. Demotte a salué la mémoire d'un homme qui a dédié toute sa vie à la politique. « Figure emblématique du Parti socialiste, Michel Daerden était la synthèse de la générosité humaine et de la force de conviction ». M. Demotte a souligné qu'il avait pu apprécier les qualités humaines et professionnelles de Michel Daerden lorsqu'ils travaillèrent ensemble aux gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Charles Picqué, le ministre-président bruxellois, a pour sa part assuré qu'il garderait surtout le souvenir d'un ministre « aux compétences techniques reconnues de tous » à côté du personnage « truculent et du bon vivant » qu'était l'ancien ministre fédéral des Pensions.

Alain Mathot : « Quelqu'un hors du commun ». « Michel était quelqu'un hors du commun, à tous points de vue », a commenté le bourgmestre de Seraing, Alain Mathot (PS). Les deux hommes se connaissaient depuis longtemps. Guy Mathot, le père d'Alain, et Michel Daerden étaient très proches. Les deux familles passaient leurs vacances dans les maisons voisines qu'elles possédaient à Saint-Raphaël, dans le Sud de la France.

En politique cependant, Alain Mathot et Michel Daerden n'ont pas toujours eu les mêmes idées. « La politique était toute sa vie, c'était un stratège dont les yeux brillaient quand il voyait comment concrétiser un gros dossier ou sceller un grand accord… Nous avons eu des moments d'opposition, et tenter mutuellement de déjouer nos plans était alors un peu comme un jeu d'échecs ! », a commenté le Serésien, se rappelant toutefois les liens qui unissaient les deux familles. « Mais Michel, c'est aussi un homme que je connais depuis ma naissance et qui m'a vu grandir. Ce sont de grands fous rires, de grandes discussions, des moments parfois surréalistes que je n'oublierai jamais », s'est-il souvenu.

Alain Mathot avait rencontré Michel Daerden peu de temps avant son départ en vacances. « Il était joyeux, parlait de sa campagne électorale qui débutait, échafaudait des stratégies pour mener de gros dossiers à Saint-Nicolas. Il avait encore beaucoup d'énergie qu'il voulait mettre, au sein d'Ecetia, au service de la métropole liégeoise. La mort à ses raisons que la raison ignore ».

Le bourgmestre de Seraing, qui a perdu son père en février 2005, adresse toutes ses pensées aux enfants de la famille Daerden, Frédéric, Aurore et Elena. « Perdre un père est une épreuve terrible et crée un vide que rien ne peut combler ».

La ville de Seraing ouvrira dès lundi matin un registre de condoléances.

Laurette Onkelinx : "Depuis 24 ans, il faisait partie de ma vie". "J'ai commencé la politique à Liège en même temps que lui. Nous sommes devenus députés le même jour. Nos routes n'ont pas cessé de se croiser. En quelque sorte, depuis 24 ans, il faisait partie de ma vie. Sa disparition si soudaine, si inattendue, me rend profondément triste", a commenté la ministre fédérale de la Santé, Laurette Onkelinx, sur Facebook dimanche, ponctuant son statut d'un "Au revoir Michel".

"Michel était un homme du peuple, avec sa gouaille, ses excès, ses générosités, ses ruses. Il a mis son intelligence au service du développement économique de Liège et de la Wallonie. André Cools avait lancé sa carrière en connaissant ses capacités créatives", a-t-elle remarqué, présentant aussi ses condoléances aux enfants du défunt. "Michel était très aimé d'eux, soutenu par eux et il en parlait toujours avec énormément d'amour et d'émotion. J'imagine l'ampleur de leur détresse. Je les embrasse très amicalement", a-t-elle conclu.