Thierry Giet veut taxer le capital pour financer la relance

Rédaction en ligne

vendredi 14 septembre 2012, 08:37

Le président du PS, propose un « deal » aux partenaires gouvernementaux, qui s'adresse aux libéraux en particulier : taxer le capital pour financer une opération de baisse du coût du travail. « Chacun doit enlever ses œillères », l'interview complète dans Le Soir.

A l'approche du conclave budgétaire, Thierry Giet propose un « deal » entre taxation des capitaux et baisse des charges des entreprises. « La justice fiscale – moins d'impôts sur le travail, plus sur le capital –, et la relance en même temps ! ». « Je demande à chacun d'enlever ses œillères. Je demande à chacun d'abandonner l'idéologie. D'y réfléchir. J'entends les libéraux proclamer qu'ils défendent le travail… Alors, quoi ? Ils défendent le travail ou les grandes fortunes ? J'ai fait une proposition. Oui, on peut financer la relance, une opération de réduction du coût du travail, de baisse des charges sociales, et des exonérations de précompte professionnel. Sont-ils preneurs ? »

Thierry Giet l'affirme : c'est lui qui conduira le PS dans la maxi-campagne pour les élections législatives, régionales et européennes de 2014.

Le plan B ? « Je prendrai l'initiative dans l'absolue discrétion »

Quant au plan B : « Je sais que je suis le président du parti francophone le plus important. Que j'ai des responsabilités. Je prendrai l'initiative. Tout cela se fera dans l'absolue discrétion, gage de discussions sérieuses et d'efficacité. Et pas d'affolement ! Agissons aujourd'hui et maintenant pour relancer nos régions et nos économies. D'où ma proposition ».

« Chacun doit enlever ses œillères », l'interview complète dans Le Soir.

David Coppi