Les militaires belges sont au chômage en Afghanistan

Rédaction en ligne

mercredi 19 septembre 2012, 07:01

L'Otan a décidé de limiter ses opérations avec les forces afghanes. En conséquence, les militaires belges ne peuvent plus aller sur le terrain en Afghanistan.

Les militaires belges sont au chômage en Afghanistan

Le Soir (Pierre-Yves Thienpont)

Les militaires belges qui se trouvent à Kunduz ne peuvent actuellement plus se rendre sur le terrain avec les soldats afghans qu'ils forment, et ce en raison d'un nouveau renforcement des normes de sécurité établies par l'Otan, peut-on lire dans De Standaard et Het Nieuwsblad.

L'Otan s'est résolue mardi à limiter ses opérations conjointes avec les forces afghanes après avoir vu 51 de ses soldats se faire tuer depuis le début de l'année par des policiers ou des soldats locaux.

« Une mesure à la fois temporaire et illimitée »

Désormais, les patrouilles ou séances de formation communes entre les soldats de l'Isaf (la force de l'Otan en Afghanistan) et les forces afghanes ne seront plus conduites automatiquement qu'à partir d'un certain niveau d'effectifs (bataillon pour l'armée, forces de district pour la police), a annoncé l'Isaf.

Cette mesure est à la fois « temporaire » et illimitée, selon la coalition. « Nous ne savons pas jusqu'à quand cela va durer », a dit un porte-parole de la mission, Hagen Messer.

La multiplication des « attaques de l'intérieur » a conduit la force, après des mois de réticences, à reconnaître que ces violences menacent gravement son effort de guerre dans le pays, et à réfléchir sur les moyens d'endiguer cette vague aussi dévastatrice pour le moral des Occidentaux que de leurs alliés afghans.

Les militaires belges sans travail

Cette décision est lourde de conséquences pour les militaires belges qui ne peuvent donc plus accompagner les recrues afghanes lors de leurs missions à l'extérieur de la base.

Les soldats belges à Kunduz sont responsables de la formation du bataillon afghan Kandak 209.

Les policiers et soldats afghans devront être aptes à assurer eux-mêmes la sécurité du pays après 2014, lorsque les troupes de l'Otan auront quitté l'Afghanistan.

P.LA. (avec Belga et AFP)