Charles Michel veut négocier mais sans la N-VA

Rédaction en ligne

samedi 15 janvier 2011, 13:45

Le ministre MR de la Coopération Charles Michel, candidat à la présidence du parti, propose ce samedi dans « La Libre Belgique » de lancer une négociation sur une réforme de l’État avec les libéraux, mais sans la N-VA.

Charles Michel veut négocier mais sans la N-VA

©Belga

« Je pense qu’il faut cesser d’être l’otage de la N-VA. Je plaide de manière radicale, nette et précise, pour une négociation sur une réforme de l’État. Mais il faut la réaliser avec les libéraux et sans la N-VA », déclare-t-il au quotidien.

Le VLD prêt à jouer un rôle dans la formation du gouvernement

L’Open VLD est prêt à jouer un rôle dans la formation du gouvernement. Les libéraux flamands sont disposés à entrer dans un gouvernement si, à côté de la réforme de l’État, une politique socio-économique peut aussi être menée et derrière laquelle se trouverait le parti. C’est ce que déclarent samedi Alexander De Croo, président de l’Open VLD, et Patrick Dewael, membre du parti, dans différents journaux.

M. Dewael présente deux principes dans Het Belang van Limburg et la Gazet van Antwerpen. « Le premier est que, en tant qu’Open VLD, nous voulons travailler ensemble à une réforme de l’État. » Cela peut se faire depuis l’opposition, en approuvant les réformes au parlement, mais aussi en siégeant autour de la table lors des négociations. Deuxièmement, l’Open VLD est prêt à entrer dans un nouveau gouvernement « dans la mesure où ce nouveau gouvernement mène une politique socio-économique derrière laquelle nous pouvons nous positionner en tant qu’Open VLD. » Contrairement à ce que le commissaire européen Karel De Gucht (Open VLD) a suggéré précédemment, M. Dewael insiste sur le fait que la N-VA doit faire partie du prochain gouvernement.

M. De Croo développe un point de vue similaire dans Het Laaste Nieuws et De Standaard. « Nous voulons sérieusement prendre notre responsabilité dans une formation », indique-t-il.

(D’après Belga)

Selon M. Michel, il n’y a pas d’accord possible pour aller vers une vraie négociation à sept et ce, malgré des concessions francophones extrêmement fortes, « dont certaines sont inacceptables à mes yeux », dit-il.

« Si une négociation débute demain sans la N-VA, elle sera sans doute plus respectueuse dans la manière de travailler et de recréer la confiance. Car là, on est carrément au niveau des insultes », poursuit le ministre libéral.

Pour lui, ce sont les trois autres partis francophones qui ont créé l’unité flamande en divisant les francophones. Enfin, M. Michel plaide pour le respect des minorités – les francophones des communes à facilités – et se dit favorable à l’élargissement de Bruxelles.

(D’après Belga)