Un accord de gouvernement définitif

Rédaction en ligne

jeudi 01 décembre 2011, 23:17

Le formateur Elio Di Rupo et les six négociateurs ont conclu un accord de gouvernement définitif. Di Rupo Ier devrait prêter serment lundi.

Un accord de gouvernement définitif

Belga

Les six négociateurs ont conclu jeudi soir un accord de gouvernement définitif sous la houlette du formateur. Cet accord a été scellé à l’issue d’une réunion qui aura duré une bonne heure. Le document de 185 pages a été validé par les représentants PS, SP.A, MR, Open VLD, CD&V et CDH, qui formeront le prochain gouvernement.

Souriant, Elio Di Rupo a quitté les lieux rapidement sans faire de commentaire. Il verra demain les représentants européens, a-t-il confirmé.

De Croo : « Une équipe capable d’affronter la tempête »

Les négociateurs affichaient tous leur satisfaction à la présidence de la Chambre. « On récolte les fruits de mois de travail. Cet accord va permettre de stabiliser l’avenir de la Belgique et envoyer un signal très clair en pleine crise économique européenne, soutenir le monde du travail et la classe moyenne en particulier », a réagi le président du MR Charles Michel. Il s’agit d’un accord « équilibré » rendu possible après l’arrivée des libéraux à la mi-août, a relevé le président de l’Open VLD Alexander De Croo. « Si l’équipe est stable, elle sera capable d’affronter la tempête », a-t-il assuré.

Pour le président du cdH, Benoit Lutgen, « il va falloir continuer le travail, profiter de la confiance retrouvée de sorte qu’on ait un gouvernement lundi ou mardi, puis mettre en oeuvre les réformes, le plus vite possible ». « On a déjà vu la réaction des marchés cette semaine, c’est la preuve qu’un accord était nécessaire », a dit le président du CD&V, Wouter Beke, qui s’est dit « un peu fatigué mais content ».

Onkelinx : « Je comprends les manifestants »

Pour Laurette Onkelinx cet accord est « la victoire de ceux qui voulaient y croire ». Comme « la législature est courte, il reste deux ans, il va falloir travailler très vite ».

Vendredi, des dizaines de milliers de personnes devraient battre le pavé à l’appel des syndicats pour protester contre l’accord budgétaire jugé trop proche des thèses capitalistes. « Le formateur recevra une délégation. Je comprends les manifestants, ils sont inquiets face à la philosophie libérale qui s’en prend aux droits des gens », a-t-elle dit. Mais l’accord sera expliqué aux militants qui pourront s’exprimer, a-t-elle ajouté, évoquant les congrès de participation du week-end.

Le président du SP.A, Bruno Tobback a également dit comprendre « l’inquiétude » des manifestants même si, a-t-il précisé, ils réagissent probablement trop vite. Selon lui, il faut prendre connaissance de l’accord qui « offre des perspectives », présente « une base solide » et est annonciateur de « profonds changements en matière d’emploi, d’énergies, de banques ».

Congrès ce week-end

Les six partis se réunissent ce week-end en congrès, leurs militants étant invités à se prononcer sur l’accord.

Les négociateurs devront ensuite se remettre à table afin de régler le nombre de ministres, le statut du futur premier ministre (asexué linguistique comme le veut la tradition ou non) la répartition des postes ministériels.

Di Rupo Ier devrait prêter serment lundi prochain.

(belga)