Plan W : Picqué et Milquet sifflent la fin de la récré

Rédaction en ligne

mercredi 18 janvier 2012, 08:18

« Il faut cesser ce jeu de massacre nuisible pour tout le monde », a ordonné le ministre-président bruxellois. Pour Milquet, le débat est affligeant. On en parle de 11h30 à 12h30 avec Pascal Delwit, politologue à l'ULB

Le débat entourant l'avenir de la Fédération Wallonie-Bruxelles n'en finit pas de provoquer des remous.

Charles Picqué, ministre-président de la Région bruxelloise, s'est à son tour exprimé sur le sujet. Pour ce régionaliste convaincu, l'avenir de Bruxelles passe par la coopération, sur un pied d'égalité, avec les Régions voisines. Mais l'éclatement de la fédération n'est pas à l'ordre du jour. « Il faut cesser ce jeu de massacre nuisible pour tout le monde ou alors se suicider », a-t-il dit, regrettant que « c'est au PS qu'est né ce contentieux ».

Ce qui ne l'empêche d'affirmer : « Il y a certaines compétences que l'on pourrait transférer. (…) C'était un peu ça que l'on voulait faire en créant la Fédération Wallonie-Bruxelles : le but, c'était que les institutions communes allaient, partiellement en tout cas, se vider au bénéfice des Régions. »

L'interview complète de Charles Picqué dans Le Soir

Un débat affligeant pour Milquet

Joëlle Milquet (CDH) a eu des mots très durs pour l'attitude de Marcourt. La vice-première ministre considère que le débat sur l'avenir de la Fédération Wallonie-Bruxelles lancé par Marcourt est affligeant. « Nous sortons d'une crise grave et l'avenir du pays était en danger. Nous devons maintenant faire face à une grave crise économique et financière », a-t-elle rappelé, avant de souligner que pour trouver une solution institutionnelle à la situation politique difficile, les francophones étaient restés unis. Pour elle, ce n'est pas le moment, « alors que l'encre de l'accord n'est pas encore sèche, d'importer un repli frileux, digne du 19e siècle » dans le monde francophone. Elle a même osé qualifier de « médiévalisme » l'attitude de Marcourt.

Elle a appelé le président du PS, Thierry Giet, à « siffler la fin de la récréation », mercredi matin, sur les ondes de La Première (RTBF).

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V.La, avec G.D, belga