Marcourt veut un « groupe de réflexion » sur la Wallonie

mardi 24 janvier 2012, 07:15

Le Ministre wallon de l'Economie renchérit sur le « plan W ». Il confirme la création d'un « groupe de réflexion » dans le premier semestre 2012. Et plaide pour accélérer le transfert de compétences aux Régions. Un groupe de réflexion pour la Wallonie, une bonne idée ? Vos questions dans le 11h02

Alors que le débat entourant l'avenir de la Fédération Wallonie-Bruxelles n'en finit pas de provoquer des remous, Jean-Claude Marcourt persiste et signe. Dans une interview accordée au Soir, il confirme la mise en place d'un groupe de réflexion structuré pour porter un projet de renouveau wallon.

Pour le ministre wallon de l'Economie, il y a urgence : « Nous devons passer à la vitesse supérieure. Et avoir un projet pour la Wallonie (…) Avec les interlocuteurs sociaux, patrons et syndicats. » Ce groupe de réflexion sera constitué au cours de ce premier semestre 2012.

Jean-Claude Marcourt agit en marge du gouvernement wallon, mais refuse qu'on l'oppose au ministre-président Rudy Demotte : « Nous sommes complémentaires et cela me fait beaucoup de peine de voir que trop souvent, on nous oppose. Comme si je voulais prendre son job ! »

Sa vision de la Wallonie passe aussi par la déconstruction de la Fédération Wallonie-Bruxelles et la régionalisation d'une de ses composantes majeures : l'enseignement. « C'est un élément fondamental, en particulier l'enseignement obligatoire. Je n'ai jamais imaginé qu'on allait changer les normes de diplômes, mais, dans l'organisation, la réponse aux besoins locaux, il y a des différences entre ce que la Wallonie souhaite et ce que Bruxelles souhaite. »

Sur Twitter, le Bruxellois Philippe Moureaux a remarqué que Marcourt faisait « chauffer la plaque Wallonie-Bruxelles ». « Il est temps de se parler en toute franchise », a-t-il encore écrit sur le réseau social qu'il a récemment rejoint. Contacté par la RTBF, Charles Picqué, le ministre-président bruxellois, n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat. Il avait déclaré la semaine dernière, à ce sujet que, si l'éclatement de la Fédération n'était pas à l'ordre du jour, « Il y a certaines compétences que l'on pourrait transférer au bénéfice des Régions. »

David Coppi, Béatrice Delvaux, Véronique Lamquin, avec Gil Durand