La N-VA a pillé le Vlaams Belang et le VLD en 2010

MARTINE DUBUISSON

jeudi 05 avril 2012, 07:34

La victoire de la N-VA lors des élections de 2010 est très principalement due aux voix qu'elle a prises au Vlaams Belang et au VLD, selon une analyse des transferts de voix réalisée la KUL. A lire dans Le Soir

La N-VA a pillé le Vlaams Belang et le VLD en 2010

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Comment expliquer le succès de la N-VA aux élections législatives de 2010 ? A quels partis les nationalistes flamands ont-ils pris le plus d'électeurs ? Qui a réussi à limiter la casse ?

Autant de questions auxquelles on peut désormais apporter des réponses chiffrées. Grâce à trois professeurs de la KUL, qui, comme il le font après chaque scrutin fédéral, ont analysé les transferts de voix en Flandre, entre 2007 et 2010, pour l'élection à la Chambre. Marc Swyngedouw, Koen Abts et Jaak Billiet viennent de boucler leur enquête. Dans « Le Soir » de ce jeudi, vous trouverez, en primeur pour la presse francophone, les enseignement de leur enquête, parti par parti.

En voici un avant goût.

Au CD&V, la rupture du cartel avec la N-VA a coûté cher : en 2010, il n'a conservé que 49,1 % des électeurs 2007 du cartel, 38 % ayant préféré la N-VA. Ce qui est beaucoup plus que ce que pesait la N-VA lorsque le cartel fut créé par Yves Leterme…

Le VLD, lui, a vu 131.500 électeurs nets partir à la N-VA. Et il n'en a gagné sur aucun front, ni à gauche, ni à droite. Avoir fait chuter le gouvernement n'a en rien profité au parti d'Alexander de Croo, bien au contraire.

Mais c'est le Vlaams Belang qui a littéralement été pillé par la N-VA : 231.500 électeurs nets perdus, soit 32 % de ses voix de 2007 !

Si la N-VA a fait le plein à droite, elle n'a pas réussi la même percée à gauche.

Le SP.A. a perdu 64.500 électeurs nets au profit des nationalistes. Et Groen à peine 2.000. Bien moins qu'on aurait pu le penser.