Hoyos fait le constat d'une « société épuisée »

PIERRE BOUILLON

lundi 16 avril 2012, 06:12

Aujourd'hui, il faut faire évoluer cette société vers une société, non de l'épuisement, mais vers une société de l'espoir, de la confiance, a confié Emily Hoyos. Dans Le Soir : l'interview d'Emily Hoyos

Hoyos fait le constat d'une « société épuisée »

Emily Hoyos, © Le Soir (Pierre-Yves Thienpont)

Élus le 4 mars à la co-présidence d'Ecolo, Emily Hoyos et Olivier Deleuze s'étaient donné quelques semaines pour prendre leurs marques.

Ce lundi, Emily Hoyos brise le silence et livre au Soir les priorités politiques que les verts comptent défendre ces prochains mois.

Faisant le constat d'une « société épuisée », la co-présidente signale d'abord que son parti va se mobiliser pour tenter d'orienter tous les possibilités d'investissements publics (via les banques dont l'Etat est actionnaire ou les sociétés régionales d'investissement) aux fins de soutenir les projets « porteurs de sens » – c'est-à-dire qui allient création d'emploi, souci de l'environnement et gain économique.

Ecolo souhaite aussi protéger le modèle social européen en frappant de droits de douane les pays non-Européens qui ne respectent pas une série de normes sociales ou environnementales. Pour Emily Hoyos, des textes existent en la matière (Organisation internationale du travail, Organisation mondiale du commerce.) et il suffit de les appliquer. La co-présidente fait valoir que si de tels droits de douane doivent protéger notre système social, ils pousseront les pays extérieurs à l'Europe à relever leurs normes sociales et environnementales. En tout état de cause, le statu quo, dit-elle, est intenable.