Magnette : « Un 1er mai de pacotille pour notables à Jodoigne  »

Rédaction en ligne

mardi 01 mai 2012, 12:58

Le secrétaire d'Etat PS s'en est pris aux partis de droite comme le MR et l'UMP. « Ça, ça a de la gueule. Ce n'est pas ce 1er mai de pacotille pour notables à Jodoigne », a déclaré le secrétaire d'Etat lors de son discours à Charleroi.

Les discours du 1er mai à Charleroi ont fourni l'occasion aux socialistes de la région de s'en prendre aux partis de droite, qu'il s'agisse du MR en Belgique ou de l'UMP de Nicolas Sarkozy en France.

Les responsables du PS qui se sont succédé à la tribune se sont plu à rappeler l'origine socialiste de la Fête du travail à des Réformateurs qui organisent également une manifestation à Jodoigne.

« Ça, ça a de la gueule. Ce n'est pas ce 1er mai de pacotille pour notables à Jodoigne », a lancé le ministre fédéral Paul Magnette aux militants réunis à l'Université du Travail.

Selon lui, depuis 2008 et le début de la crise financière, les socialistes sont en résistance face à une Europe aux trois quarts à droite ou, en Belgique, dans un parlement aux deux tiers à droite.

Un gouvernement de compromis

Certes le gouvernement fédéral est-il dirigé par un socialiste, Elio Di Rupo, mais « ce gouvernement reste un gouvernement de compromis, un gouvernement centriste où nous devons nous battre tous les jours ».

Parmi les combats évoqués par Magnette figure l'indexation automatique des salaires, instaurée au lendemain de la Première guerre mondiale par un ministre socialiste, Joseph Wauters. « Nous la défendons depuis un siècle contre la droite et ils peuvent continuer à l'attaquer autant qu'ils veulent : au plus ils l'attaqueront, au plus nous la défendrons », a averti le ministre.

Des perspectives pour des centaines d'emploi à Charleroi

Magnette a également dit sa volonté de défendre une économie industrielle en Europe et dans la région carolorégienne marquée récemment par les annonces de la fin des hauts-fourneaux de Carsid ou de licenciements à l'imprimerie Hélio Charleroi d'Heppignies. « Charleroi ne veut pas rompre avec son histoire industrielle mais au contraire rebondir », a-t-il affirmé.

Le ministre a annoncé que de « vraies perspectives » se dégageaient pour créer plusieurs centaines d'emploi dans la région, mais il n'a pas voulu en dire plus.

(avec Belga)