« On ne touchera pas au pacte de stabilité financière avec Hollande »

Rédaction en ligne

dimanche 06 mai 2012, 13:05

Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a affirmé que le pacte de stabilité financière européen ne sera pas modifié, peut importe l’issue du scrutin français. Hollande voulait revoir les règles européennes en vigueur.

« On ne touchera pas au pacte de stabilité financière avec Hollande »

DR

Pour le ministre belge des Affaires étrangère Didier Reynders (MR), on ne reviendra pas sur le pacte de stabilité financière européen, quel que soit le vainqueur de l’élection présidentielle française. « On ira sans doute vers un complément axé sur la croissance mais ce débat est déjà en cours au sein de l’Union », a-t-il dit dimanche à « L’Indiscret » sur la RTBF.

A la VRT, le commissaire européen Karel De Gucht (Open VLD) a lui aussi dit qu’il n’attendait pas de grands changements dans la politique européenne en cas d’élection du candidat socialiste François Hollande. « On mettra peut-être d’autres accents mais nous sommes à 27 au sein de l’Union européenne et au lendemain de l’élection, la France redeviendra un de ces 27 pays. » De Gucht ne croit même pas à une véritable rupture de l’axe franco-allemand.

François Hollande a en effet dit a plusieurs reprises qu’il voulait revoir les règles européennes en matière de stabilité financière et de retour à l’équilibre.

« C’est une campagne où on a surtout parlé du passé »

Selon Didier Reynders, François Hollande a été finalement très peu explicite sur le programme qu’il entend mener. « C’est une campagne où on a surtout parlé du passé. On a surtout fait le bilan de la présidence qui s’achève. » Et d’ajouter que la politique que Hollande pourra mener « dépendra des contraintes extérieures ». Il est dès lors d’avis qu’on ne reviendra pas sur le pacte de stabilité financière malgré les déclarations qui ont été faites. On ira sans doute vers un complément axé sur la croissance, a ajouté Reynders, soulignant que le débat sur ce point est déjà en cours au sein de l’Union. Il en est d’ailleurs de même pour un autre débat lancé dans la campagne française à savoir celui du renforcement des contrôles aux frontières de l’Union. « Là aussi, le débat est déjà en cours au sein de l’Union ». « Il n’y a donc rien de neuf », a-t-il conclu.

De Gucht a abondé dans le même sens. Il attend surtout de la part de François Hollande qu’il soutienne l’idée d’un pacte de croissance. « Mais la croissance cela ne se décrète pas. » Lui aussi a souligné l’importance des contraintes extérieures. « Les 27 pays européens ne sont pas seuls au monde. » De Gucht a par ailleurs dit ses craintes si le vote exprimé en Grèce se révélait vraiment anti-européen. Il y aura alors un problème pour la Grèce et pour l’Europe. Il s’est demande si, dans ce cas, les autres pays ou institutions internationales « oseront encore y mettre de l’argent ».

(avec Belga)