Notre scène politique fut riche en vifs échanges d’amabilités ces derniers temps : le dérapage afghano-molenbeekois de Reynders, le Goebbels de Moureaux, le Marine Le Pen de Maingain… On en passe. Benoît Lutgen, président du CDH, lui, ne laisse pas passer…
Ça vous choque.
Oui. Dans la situation sociale, économique et financière que nous connaissons, voir des responsables politiques s’envoyer comme ça des insultes et des injures, c’est dramatique. On est en plein café du commerce. Non, c’est plus grave en fait : un jour, on stigmatise un homme politique ; un autre, on stigmatise une région ; un autre encore, une partie de la population… Mais que ça cesse ! Les responsables politiques ont des devoirs. Ils ont des obligations. Faut-il le leur rappeler ? Au fédéral comme à la tête d’une commune. Quel spectacle surtout pour les jeunes ! Désolant.
Alors, oui, j’en ai marre de ce Muppet show de mauvais goût ! Je pense à Reynders, Moureaux, Maingain, aussi à De Wever et ses petites phrases à l’emporte-pièce, dans toutes ses interviews, sur tout, sur rien… Qu’apporte-t-il concrètement ? Quelles solutions ? Aucune !
Tout cela sur fond d’affrontement gauche-droite.
Oui, mais c’est un match truqué, fait de simplifications et de manipulations : PS et MR se crachent dessus mais ils sont les meilleurs amis du monde… Ils gouvernent ensemble au fédéral, dans les provinces…
La suite de l’entretien dans Le Soir de ce lundi 14 mai