Michel : « Ras le bol que l’on criminalise les indépendants et les PME »

Rédaction en ligne

mardi 15 mai 2012, 11:49

Le président du MR a dénoncé la proposition faite par des députés écologistes de réduire la déductibilité fiscale de certains frais professionnels. « C’est de la démagogie idiote. »

Michel : « Ras le bol que l’on criminalise les indépendants et les PME »

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Le président du MR, Charles Michel, a fustigé mardi la proposition faite par des députés écologistes de réduire la déductibilité fiscale de certains frais professionnels et réclamé que l’on cesse de « criminaliser » les indépendants. « C’est de la démagogie idiote », a-t-il affirmé lors de l’émission Matin Première de la RTBF-radio dont il était l’invité.

« C’est inefficace, c’est inutile. Il faut permettre aux indépendants, aux PME, de pouvoir déployer leurs activités, faire en sorte qu’ils créent de l’emploi », a ajouté Michel. « J’en ai ras le bol que l’on criminalise les indépendants et les PME », a poursuivi le président des libéraux francophones.

« Les indépendants et les PME créent la prospérité »

« Il y a une certaine gauche qui systématiquement jette le soupçon en donnant le sentiment que les indépendants, PME = fraudeurs. Ça ne correspond pas à la vérité, à la réalité. Ce sont les indépendants, les PME, qui créent de la prospérité, qui nous permettent de réagir face à cette crise qui nous frappe et de financer la solidarité, la sécurité sociale, les infrastructures », a-t-il fait valoir.

Le député Georges Gilkinet a annoncé mardi le dépôt d’une proposition de loi visant à mieux encadrer la déductibilité des frais professionnels et plus particulièrement les dépenses « de confort ou de prestige ».

Michel a par ailleurs dénoncé des déclarations du secrétaire d’Etat à la lutte contre la fraude, John Crombez (SP.A), qui a, selon lui « sans aucune décision prise au gouvernement », proposé de rallonger la prescription dans certaines affaires de fraude fiscale.

« Ce qui conduirait à ce que de dangereux criminels pédophiles soient confrontés à des prescriptions plus brèves que ce ne serait le cas en matière fiscale ou administrative », a critiqué le président du MR.

(avec Belga)