Épargne : Yves Leterme appelle les Belges à l'aide

Rédaction en ligne

jeudi 24 novembre 2011, 07:50

Leterme lance son plan d'urgence pour le pays et propose aux Belges de souscrire à un emprunt d'État pour aider les finances de la Belgique. Le dossier dans Le Soir

Épargne : Yves Leterme appelle les Belges à l'aide

Yves Leterme, © Belga

Une méfiance supplémentaire à l'égard de la Belgique. Yves Leterme ne s'en cache pas : la crise politique persistante et le taux d'endettement fragilisent notre pays sur les marchés. La preuve par le taux à dix ans qui est passé, ce mercredi, de 5,08 % à 5,48 %. Vu la situation, le Premier ministre a décidé d'intervenir… En septembre dernier, nos confrères du Standaard avaient révélé qu'Yves Leterme tenait prêt un « plan de secours », en plusieurs phases, qu'il pouvait activer dès que la situation sur les marchés l'exigeait.

4 %

C'est le taux d'intérêt, durant cinq ans, du nouvel emprunt d'Etat. Concrètement dès ce jeudi et durant sept jours, les particuliers pourront y souscrire. L'émission des bons d'Etat aura lieu le 4 décembre.

Mercredi soir, devant la flambée des taux, le Premier a annoncé, au Soir et au Standaard, qu'il allait prendre une série de mesures. Il a ainsi demandé à l'Agence de la dette d'activer l'emprunt d'État.

« Vu les difficultés sur les marchés financiers, nous voulons davantage faire appel à la capacité d'épargne des Belges pour financer la dette », explique M. Leterme.

Le gouvernement entend donner à cette souscription une publicité particulière. Ces dernières années, « cela n'avait pas de sens de faire autant de publicité car le rendement des bons n'était pas très attractif », commente Jean Deboutte, de l'Agence de la dette. « Mais aujourd'hui, les intérêts sont plus confortables », avec 4 % au lieu de 3 % pour l'emprunt précédent.

Les précédents emprunts avaient rapporté de 70 à 80 millions d'euros. « Cette fois-ci, nous espérons obtenir un multiple de cette somme », ajoute M. Deboutte.

Après les succès des bons d'État dans les années ‘90, l'État belge avait perdu l'habitude de se financer auprès des particuliers.

L'encours des bons d'État n'atteint aujourd'hui que 4 milliards d'euros, soit à peine plus d'un pour cent de la dette publique.

Ce matin toujours, le conseil des ministres restreint se réunira pour préparer les douzièmes provisoires et diverses mesures pour le budget 2012, comme la rente nucléaire ou la taxe bancaire.