BIO conteste le terme de « paradis fiscal »

Rédaction en ligne

mardi 28 février 2012, 14:17

La banque BIO s'est dite « étonnée » par les révélations de fuites d'aide publique dans les paradis fiscaux. Elle affirme appliquer les normes imposées par l'OCDE.

BIO conteste le terme de « paradis fiscal »

La société belge d'investissement pour les pays en développement (BIO) a indiqué mardi s'« étonner » de la perception de son activité induite dans un article de notre journal sur des placements effectués dans des fonds d'investissements situés dans des paradis fiscaux qui a entraîné une demande d'explications de la part du ministre de la Coopération au Développement, Paul Magnette.

Des aides publiques disparaissent dans des paradis fiscaux

L'intégralité de l'enquête dans Le Soir en PDF

« BIO soutient les PME dans les pays en développement, dans une multitude de secteurs créateurs d'emplois et de valeur ajoutée locale. Afin de se donner les moyens de ses ambitions, BIO investit dans des institutions financières et des PME locales et via des fonds d'investissement dédiés aux micros, petits et moyens entrepreneurs locaux », a indiqué BIO, dont l'Etat belge est actionnaire à 84 %, dans un communiqué.

Par souci d'efficacité, le législateur a prévu à la création de BIO que ses investissements devaient privilégier les interventions indirectes et allouer une part importante de ses moyens à des structures financières intermédiaires. Ces fonds sont structurés dans différentes juridictions qui ont, selon les normes de l'Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), un degré de transparence comparable à celui de la Belgique, ce qui est le cas pour les Iles Cayman, l'île Maurice et le Luxembourg, ajoute cette Institution financière de Développement (IFD).

A l'instar de la Banque mondiale, de la Banque européenne d'Investissement et d'autres institutions, BIO s'inscrit ainsi dans les pratiques de marché de la finance du développement, assure cet organisme.

Plus tôt dans la journée, le PS, Ecolo, Groen et le CDH ont demandé des explications à la société belge d'investissement pour les pays en développement. Le ministre des Entreprises publiques Paul Magnette exige un rapport dans les « plus brefs délais ».

(P.VA avec Belga)