L’étude sur ArcelorMittal : « Ce sont les conditions du succès »

Rédaction en ligne

jeudi 03 mai 2012, 11:20

L’étude du bureau Syndex sur la viabilité de la phase à chaud liégeoise offre aux syndicats la possibilité de presser ArcelorMittal de ne plus faire la sourde oreille, a affirmé le ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt.

L’étude sur ArcelorMittal : « Ce sont les conditions du succès »

Jean-Claude Marcourt, © Belga

« Grâce au rapport Syndex, les organisations syndicales vont pouvoir poser des questions à la direction, qui sera, me semble-t-il, obligée de répondre, et pas de continuer à faire la sourde oreille », a estimé M. Marcourt (PS) sur les ondes de Twizz radio.

Le ministre attend du géant de la sidérurgie un traitement « objectif, équitable et transparent ».

« Nous pensons que les hauts fourneaux sont rentables, qu’il est injuste d’avoir le projet de les fermer et qu’il est meilleur d’avoir une sidérurgie intégrée que des segments de sidérurgie séparés.

J’espère toujours aujourd’hui pouvoir convaincre la direction d’ArcelorMittal que leur projet est un mauvais projet. » Si le sidérurgiste refuse de rouvrir les hauts fournaux, M. Marcourt répète sa disponibilité « pour parler avec eux de l’avenir de ces hauts fourneaux et de la manière dont on peut les relancer ».

Syndex confirme, selon l’Echo, la rentabilité d’une sidérurgie intégrée à Liège et met en avant ses atouts comme la flexibilité de la main d’oeuvre, des sites de production proches des constructeurs automobiles, sa capacité de développer de nouveaux produits, etc. Mais aussi la nécessité de vendre l’acier produit.

« Ce sont les conditions du succès », commente Jean-Claude Marcourt, soulignant l’importance d’inscrire la sidérurgie wallonne dans un plan européen de relance industrielle.

(Belga)