Président de la KBC: "Le temps d'une gestion indolente des banques est révolu"
jeudi 03 mai 2012, 14:17
jeudi 03 mai 2012, 14:17
Jan Vanhevel a débuté en tant que juriste il y a près de 41 ans à la Kredietbank. Son premier jour de travail sera marqué par une surprise de taille: au bout de quelques heures, on lui demande en effet de changer de département en lui promettant de retrouver son poste d'origine quelques mois plus tard. "Ce que j'attends toujours", a plaisanté à ce propos M. Vanhevel.
Le sens du devoir le rattrapera de nombreuses années plus tard, quand, à l'aube de la pension, on lui demande de succéder à André Bergen à la tête de KBC."Je n'ai pas réfléchi longtemps. Quand on vous demande quelque chose comme ça, on ne peut pas le refuser".
Sans regret sur cette période, Jan Vanhevel en souligne toutefois la difficulté. "Au cours des 3 dernières années, je n'ai pas joui d'une heure de tranquillité mais je suis satisfait de ce qui a été réalisé."
En 4 décennies, Jan Vanhevel a par ailleurs eu le temps de voir le secteur évoluer. "Les banques sont désormais bien plus professionnelles, internationales et informatisées" tandis que les clients, eux, se montrent de plus en plus exigeants.
Quant à la crise financière, personne n'aurait pu en prédire l'étendue même s'il est aujourd'hui aisé de réécrire l'histoire, a poursuivi M. Vanhevel en estimant que KBC a tiré les leçons du passé et se concentrera désormais sur ce que le groupe sait faire, à savoir proposer des activités bancaires et d'assurances pour les particuliers et les entreprises.
Enfin, tout jeune retraité, Jan Vanhevel n'a pas encore de réels projets d'avenir. "Vendredi, je me lèverai plus tard et je prendrai le petit-déjeuner tranquillement avec ma femme." En mai, l'homme repartira sur les routes du Chemin de Compostelle, un pèlerinage qu'il a déjà accompli. "En fait, je n'ai pas peur du trou noir", a-t-il conclu.