Le Conseil des ministres restreint est arrivé lundi soir à un « accord de principe » en vue de la désignation de l’ex-homme fort de Fortis Karel De Boeck comme nouveau CEO de la banque résiduaire Dexia d’ici la fin du mois de juin, a indiqué à la sortie de la réunion le vice-premier ministre Open Vld Vincent Van Quickenborne.
Selon le ministre libéral flamand, le successeur de Pierre Mariani s’installera dans ses nouvelles fonctions au terme d’un processus en trois phases. Mercredi et jeudi, lors de l’assemblée générale et du conseil d’administration, M. De Boeck sera désigné administrateur de Dexia. Ensuite, il sera proposé à la présidence de DCL, la filiale française de Dexia, en remplacement de Jean-Luc Dehaene. Finalement, il deviendra administrateur-délégué du groupe, au plus tard le 30 juin en remplacement de Pierre Mariani qui quittera Dexia en même temps que Jean-Luc Dehaene, lui-même étant remplacé à la présidence de Dexia par un Français, conformément aux accords entre les deux pays.
Vincent Van Quickenborne a ajouté que les modalités du salaire de Karel De Boeck devaient encore être finalisées. Il existe toutefois selon lui un consensus au sein du « kern » pour dire que le salaire doit être « correct et raisonnable » mais « pas excessif », et « sans bonus ». Le ministre Open Vld a cité comme ordre de grandeur le salaire du patron de la nouvelle banque Belfius, Jos Clijsters (600.000 euros).
« Il est temps que les banquiers redeviennent des hommes plus sobres », a dit Vincent Van Quickenborne. La négociation aura lieu avec Karel De Boeck.
Le Conseil restreint se penchait également lundi soir sur la « décharge » à accorder aux administrateurs afin de les libérer de leur responsabilité. Des contacts doivent encore être pris à cet égard, notamment avec les Régions.
Concernant la problématique de la garantie provisoire qui expose l’Etat belge, aucune décision n’aurait été prise. « Une bonne négociation est nécessaire avec les Français », a souligné Vincent Van Quickenborne, justifiant le fait que cela prendrait « un peu de temps ».
Les autres vice-premiers ministres n’ont fait aucun commentaire à la sortie de la réunion du cabinet restreint qui a duré un peu moins de deux heures mardi soir. Pour Joëlle Milquet (cdH), il s’agissait d’une « réunion normale », « il n’y avait rien à décider ». Belga