L’incertitude grecque fait plonger les Bourses européennes

Rédaction en ligne

mardi 08 mai 2012, 18:29

La Bourse de Bruxelles limite les pertes avec –0,45%. La Bourse d’Athènes a poursuivi sa descente aux enfers, clôturant en chute de 3,62 %.

L’instabilité politique en Grèce après la victoire dimanche des opposants à l’austérité, qui laisse planer le doute sur la poursuite du plan de sauvetage accordé au pays, a plombé mardi les Bourses européennes qui ont accusé de lourdes pertes.

« La tendance reste des plus fébriles en Europe, en raison des craintes persistantes concernant la situation au sein de la zone euro, notamment s’agissant de la Grèce », résument les analystes chez IG Markets.

Après avoir longtemps résisté grâce à l’appui de Solvay, le Bel20 devait rejoindre les autres indices européens qui reculaient nettement mardi après-midi face à la grave crise politique grecque. Après avoir gagné plus de 11% en matinée sur des résultats supérieurs aux attentes, Solvay (95,00) conservait une belle avance de 7,28%, ce qui permet au Bel20 de limiter sa perte à 0,45% seulement en terminant à 2.170,61 points avec 13 de ses éléments dans le rouge.

A la clôture, Francfort perdait 1,90 %, Londres 1,78 %, Milan 2,37 % et Paris -2,78 %.

La Bourse d’Athènes a elle aussi poursuivi sa descente aux enfers, clôturant en chute de 3,62 % après un plongeon de 6,67 % la veille.

Les taux allemands à 10 ans enregistraient leur plus bas historique à 1,540 %. En revanche, en Espagne, le taux grimpait à 5,790 %, en Italie à 5,426 % et le taux grec bondissait à 22,254 %.

Deux jours après les élections grecques, le pays semble ne pas être en mesure d’obtenir une majorité, de gauche ou de droite, qui pourrait garantir l’application du plan d’austérité nécessaire à l’aide financière internationale.

Il pourrait ainsi être contraint d’organiser de nouvelles élections dès le mois de juin, estiment la plupart des commentateurs.

Pour les marchés, le risque est celui d’un « défaut de la Grèce sur l’une de ses prochaines échéances, avec un degré de probabilité élevé, mais aussi le début des démarches nécessaires pour organiser la sortie de la Grèce de la zone euro », préviennent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.

De leur côté, les dirigeants de l’UE ont décidé de se retrouver le 23 mai à Bruxelles pour une réunion extraordinaire qui marquera le baptême du feu européen du nouveau président français François Hollande -qui prendra ses fonctions le 15 mai- et doit permettre de discuter des moyens de relancer la croissance, nouvelle priorité du moment.

(P.VA. avec Belga et AFP)