Dexia : les Français ont annulé une réunion prévue après l’AG
Rédaction en ligne
jeudi 10 mai 2012, 23:41
Les Français sont très insatisfaits par les positions adoptées en Belgique concernant la décharge des administrateurs de Dexia.
Belga
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jeudi 10 mai 2012, 23:41
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La réunion avec des représentants français à propos de Dexia qui devait avoir lieu après l’assemblée générale de la société a été annulée, a indiqué le ministre des Finances, Steven Vanackere, sur le plateau de l’émission « Ter Zake ». « La réunion n’a en effet pas eu lieu. Les Français étaient ‘not amused’ des attitudes adoptées en Belgique sur la décharge des administrateurs et il est nécessaire de parler avec eux ».
Mercredi, les représentants des gouvernements fédéral, wallon et bruxellois se sont abstenus quand est venu le moment de voter la décharge. Le gouvernement flamand a quant à lui voté contre. Selon le ministre, les Français ne réalisent pas tout à fait que les difficultés liées à cette question ont joué comme un exutoire pour des Belges échaudés par la débâcle de Dexia. « Nous devrons vérifier s’ils nous comprennent encore », a-t-il ajouté.
A ses yeux, le plus important pour la Belgique c’est le remplacement de Pierre Mariani à la tête de Dexia par une personne qui a la nationalité belge.
Des divergences de vues sont apparues lors de l’assemblée générale de Dexia entre les actionnaires français et belges, a reconnu à la Chambre le Premier ministre Elio Di Rupo. Il a confirmé que l’Etat belge s’était abstenu sur la décharge et a précisé que le rapport de la Commission parlementaire n’a pas identifié de fautes dans le chef des membres du Conseil d’administration.
À la demande de la SFPI, le fédéral a motivé l’abstention. « En ce qui le concerne, l’État fédéral, au vu des éléments dont il a connaissance, maintient sa confiance dans les actes de gestion posés par le conseil d’administration au cours de l’année 2011 dans des circonstances très difficiles. Cette explication de l’abstention nous est apparue vraiment nécessaire pour éviter de graves tensions nuisibles tant à l’intérieur de Dexia SA que pour l’État belge. De plus, la décharge ne porte que sur les éléments qui étaient à l’ordre du jour de l’assemblée générale. Si on découvre une faute postérieure, elle n’est pas couverte par la décharge. Cette décharge concerne l’intérieur de la société. En d’autres termes, si des personnes de l’extérieur disposaient d’éléments probants, ils peuvent toujours les faire valoir », a ajouté le Premier ministre.
Il a encore précisé qu’on verra dans les prochains jours quelles seront les conséquences de la divergence de vues entre les actionnaires français et belges. Plusieurs décisions importantes doivent en effet intervenir. Il s’agit notamment de mettre en oeuvre le plus rapidement les accords intervenus entre la Belgique et la France en décembre 2011.
Ces accords prévoient notamment qu’à l’avenir, le CEO sera Belge et le président du Conseil d’administration Français. Il faut donc faire en sorte qu’un Belge soit le plus rapidement désigné à ce poste, a dit le Premier ministre, qui a confirmé que le gouvernement avait décidé de présenter Karel De Boeck pour la fonction. « Il semble être la personne la plus compétente selon la liste établie par un bureau de chasseurs de têtes ». Quant à son salaire, il faut encore en parler avec l’intéressé mais il devrait être d’un niveau conforme à ce qui se trouve dans l’accord, indique Elio Di Rupo.
(belga)