La Grèce fait plonger les Bourses

Rédaction en ligne

lundi 14 mai 2012, 11:45

Les Bourses enregistrent une baisse généralisée ce lundi. L’impasse politique grecque, épicentre de la crise de la dette, fait toujours trembler les marchés européens. Le Bel20 perd près de 2 %.

La Grèce fait plonger les Bourses

© AP

Après une semaine difficile, les Bourses ont rouvert ce lundi en nette baisse sur fond d’impasse politique prolongée en Grèce alors que devait se tenir une réunion de l’Eurogroupe.

En Europe, la tendance est à la baisse. La Grèce inquiète toujours le marché européen.

À Bruxelles, le Bel20 a perdu près de 2 % à ma mi-journée. Sans surprise, la Bourse d’Athènes est la plus touchée et enregistre une baisse de 4,52 %. Suivie de Milan (– 3,19 %) et de Madrid (– 3,03 %). Une baisse plus prononcée, après que des banques ont annoncé qu’elles allaient passer de nouvelles provisions en raison des crédits immobiliers à risque qu’elles détiennent dans leur portefeuille.

Paris a perdu environ 2 % et poursuit sa baisse. Après l’ouverture, Londres est arrivée à presque 2 % également, Francfort enregistre une forte chute avec près de 2,3 % de baisse. À Milan (-2,02 %) et à Madrid (-2,47 %),

La journée s’annonce délicate pour les Bourses européennes, alors que « les risques qui pèsent sur la zone euro sont encore bien réels », estime Chris Weston d’IG Markets. De son côté Justin Harper chez IG Markets pointe le « risque de contagion aux autres membres » de l’Union monétaire d’une faillite de plus en plus évoquée de la Grèce.

Négociations finales tendues en vue d’un gouvernement en Grèce

Plus d’une semaine après la tenue des élections législatives, la Grèce n’a toujours pas de gouvernement. Or, l’absence prolongée de solution politique fait craindre aux investisseurs un retard, voire une suspension des aides financières promises à Athènes pour lui permettre de faire face à des échéances de remboursement et assurer le paiement d’arriérés.

Ce lundi, le président grec, Carolos Papoulias, va tenter d’arracher une coalition gouvernementale lors de l’ultime réunion entre les dirigeants politiques du pays. Mais nombre d’observateurs estiment que le pays s’achemine vers de nouvelles élections en juin tant les positions entre les pro et les anti-austérité sont difficilement réconciliables.

Peu avant le début des négociations, le chef du parti de la Gauche démocratique a affirmé qu’« un gouvernement d’unité nationale ne peut pas être formé en Grèce. » Un refus de négocier qui ne fait que tendre les discussions entre les partis.

Une réunion des ministres des Finances à Bruxelles à 17 heures

Conscients de ces craintes, les ministres des Finances des 17 membres de la zone euro, qui se réunissent en fin d’après-midi (17 heures) à Bruxelles, devraient envoyer un message de fermeté à Athènes.

Signe de la frilosité ambiante, les taux d’emprunt à 10 ans de la dette allemande (Bund), référence sur le marché de la dette européen, tombaient lundi matin à leur plus bas niveau historique. Les titres de dette allemands sont considérés comme particulièrement sûrs. Sur le marché des changes, l’euro reculait face au dollar, à 1,2879 dollar contre 1,2917 dollar vendredi soir.

(P.VA. avec AFP)