Immobilier: vers une baisse des prix en 2014 ?

Rédaction en ligne

mercredi 16 mai 2012, 16:48

L'accessibilité du marché immobilier a de nouveau baissé l'année dernière, à un plus bas depuis le début des années 80, selon une étude d'ING.

Immobilier: vers une baisse des prix en 2014 ?

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L'indice d'accessibilité du marché immobilier se compose de quatre facteurs : les taux d'intérêt, la durée des prêts, les prix immobiliers et les revenus des particuliers.

Si les taux d'intérêt bas ont été un soutien en 2011, surtout en seconde partie d'année, l'apport personnel des emprunteurs a atteint quasiment 40 % en moyenne fin 2011, un niveau obtenu grâce à un afflux d'épargne. Un niveau qui ne devrait pas être dépassé cette année. « L'apport personnel n'est pas possible pour plus de la moitié des acheteurs et il va être impacté par le vieillissement de la population », souligne Julien Manceaux, senior économiste chez ING.

Quant à la durée des emprunts hypothécaires, il est peu probable qu'elle continue à s'allonger en raison du coût des financements à très long terme pour les institutions financières.

Correction des prix en 2014 ?

Une possible hausse des taux d'intérêts, à partir de 2014, pourrait donc conduire à une correction des prix.

2014 sera également synonyme d'une régionalisation accrue et des changements fiscaux sont à attendre, dans une perspective de retour à l'équilibre des finances publiques pour 2015.

Selon ING, des mesures touchant la déductibilité des charges hypothécaires pourraient entraîner une perte de pouvoir d'achat allant de 4 % (abandon de l'indexation du montant déductible) à 20 % (abandon complet de la mesure). Une hausse des droits d'enregistrement n'aurait quant à elle qu'un impact relativement faible tandis qu'une hausse du précompte immobilier, afin de le faire correspondre à la hausse des prix immobiliers des dernières années, représenterait une baisse de 5 % du pouvoir d'achat.

En combinant les changements fiscaux possibles avec ceux d'une hausse des taux, la correction des prix dépasserait 15 %. « Avec une telle baisse, on se retrouverait avec les prix immobiliers de 2006-2007 », indique Julien Manceaux.

(belga)