L’économie belge reste bien arrimée à la locomotive allemande
DOMINIQUE BERNS
lundi 11 juin 2012, 17:30
Plus optimiste qu’il y a quelques mois, la Banque nationale de Belgique (BNB) a annoncé ce lundi une croissance de 0,6 % en 2012 et 1,4 % en 2013. Notre économie resterait donc bien arrimée à l’économie allemande.
BELGA PHOTO DIRK WAEM
Plus optimiste qu’il y a quelques mois, la Banque nationale de Belgique (BNB) a annoncé ce lundi une croissance de 0,6 % en 2012 et 1,4 % en 2013. Notre économie resterait donc bien arrimée à l’économie allemande.
La Banque nationale de Belgique (BNB) a revu ses prévisions économiques à la hausse. Cette année, le produit intérieur brut (PIB) de la Belgique devrait augmenter, en termes réels (c’est-à-dire hors inflation), de 0,6 %, a annoncé hier le gouverneur de la Banque, Luc Coene.
Le ralentissement est certes très marqué par rapport à 2011 – l’économie belge avait alors progressé de 2 %. Mais cette année, contrairement à ce que la BNB annonçait-il y a quelques mois, elle ne devrait pas stagner. Pour mémoire, la BNB s’attendait, en février, à une stagnation de l’activité économique en Belgique en 2012.
La croissance devrait s’accélérer quelque peu en 2013, pour atteindre 1,4 %. Notre économie reste donc bien arrimée à l’économie allemande, qui devrait progresser de 0,7 % cette année et de 1,7 % l’an prochain.
Sur le front budgétaire, la Banque prévoit que le gouvernement fédéral atteindra ses objectifs cette année : le déficit public atteindrait 2,8 % du PIB, dans les clous du programme de stabilité convenu avec la Commission européenne.
Le déficit devrait néanmoins s’élargir l’an prochain
L’an prochain, en revanche, le déficit s’élargirait quelque peu, à 3,1 % du PIB. Des efforts additionnels seraient donc nécessaires dans le budget 2013 pour atteindre l’objectif : un déficit limité à 2,2 % du PIB.
Le taux de chômage, qui s’élevait à 7,2 % de la population active en 2011, progresserait à 7,5 % cette année, puis à 7,7 % en 2013.
La faiblesse de la croissance freinera les créations d’emplois. En net, entre janvier et décembre 2012, l’économie ne créerait que 3.300 emplois (contre 46.700 entre janvier et décembre 2011).
Près d’une trentaine de milliers d’emplois (nets) serait en revanche créés l’an prochain. Enfin, l’inflation baisserait sensiblement, de 3,5 % l’an passé, à 2,6 % cette année, puis à 1,5 % l’année prochaine.