« Un paquet de croissance indispensable de 130 milliards d’euros »

Rédaction en ligne

vendredi 22 juin 2012, 21:01

Berlin, Madrid, Paris et Rome se mettent d’accord sur un « paquet de croissance » d’environ 130 milliards d’euros. « C’est un début mais on ne peut en rester là », a commenté Elio Di Rupo.

« Un paquet de croissance indispensable de 130 milliards d’euros »

François Hollande et Angela Merkel, © AFP

A quelques jours du Conseil européen de Bruxelles, l’Allemagne, l’Espagne, la France et l’Italie ont plaidé vendredi pour la mise en place d’un « paquet de croissance » d’environ 130 milliards d’euros, soit 1 % du Produit intérieur brut européen.

« Nous nous sommes retrouvés sur le paquet de croissance indispensable », a expliqué le président français François Hollande à l’issue d’un mini-sommet à Rome avec la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy et le président du Conseil italien Mario Monti. Le Conseil européen est organisé jeudi et vendredi prochains.

Ce n’est qu’un début, selon Di Rupo

Les résultats du sommet des dirigeants italien, français, allemand et espagnol ne sont qu’une première étape, a souligné le premier ministre belge, Elio Di Rupo. « C’est un début mais on ne peut en rester là », a souligné Di Rupo sur le réseau Twitter.

130 milliards soit 1% du PIB de l’Europe

« Un pour cent du PIB européen devrait être mobilisé avec un calendrier qui devrait être le plus proche possible des mécanismes que nous appelons de nos voeux, c’est-à-dire que nous puissions mobiliser ces financements dans les délais les plus courts », a-t-il poursuivi. « Un pour cent du PIB, c’est à peu près 120 à 130 milliards d’euros et je pense que c’est un bon objectif ».

« Il faut plus d’Europe »

Il faut « faire en sorte d’utiliser pleinement tous les mécanismes qui existent aujourd’hui pour stabiliser les marchés, pour donner de la confiance et pour lutter contre la spéculation », a poursuivi Hollande. « Nous sommes retrouvés sur une vision commune de l’Union économique et monétaire, sur une feuille de route » Angela Merkel a rappelé que l’objectif était de défendre l’euro « pour qu’il puisse résister dans l’avenir ». Elle s’est dit favorable « pour ce 1 % du PIB européen qui doit être investi dans la croissance ». « La leçon qu’il faut tirer de la crise, ce n’est pas qu’il faut moins d’Europe mais qu’il faut plus d’Europe », a-t-elle défendu.

Interrogé sur les eurobonds, le président français a précisé qu’il allait continuer « à travailler dans ce sens » car « à mesure qu’il y aura une union, une intégration, les eurobonds seront un instrument utile pour l’Europe. »

(P.VA. avec AP)