La Grèce demande un délai de deux ans pour le plan d’austérité

Rédaction en ligne

samedi 23 juin 2012, 14:25

Avec ces deux ans supplémentaires le gouvernement grec souhaite atteindre les objectifs budgétaires « sans réductions supplémentaires des salaires, des retraites et de l’investissement public. »

La Grèce demande un délai de deux ans pour le plan d’austérité

Antonis Samaras, © AFP

Le nouveau gouvernement de coalition grec demande à limiter les licenciements de fonctionnaires et un délai supplémentaire d’« au moins deux ans » pour appliquer le plan d’austérité imposé par ses grands créanciers internationaux, l’UE et le FMI, selon un document officiel publié samedi.

Dans ce document, le gouvernement insiste pour que la révision qu’il réclame de ce plan de sauvetage imposé au pays par l’UE et le FMI permette d’étendre « d’au mois deux ans », c’est-à-dire jusqu’en 2016, « les réformes d’ajustement budgétaire ».

Le but serait d’atteindre les objectifs budgétaires « sans réductions supplémentaires des salaires, des retraites et de l’investissement public », indique le document, annonçant un gel des licenciements dans la fonction publique et un coup de pouce aux allocations chômage. « L’objectif est d’éviter les licenciements des personnels permanents, mais aussi d’économiser un montant non négligeable en coûts non salariaux de fonctionnement et d’avoir moins de bureaucratie », ajoute le texte.

Le Premier ministre et son ministre des Finances hospitalisés

Un communiqué qui arrive alors que les deux principaux membres responsables du volet économique et européen de la politique grecque sont aux abonnés absents. En effet, le nouveau Premier ministre grec Antonis Samaras et son ministre des Finances Vassilis Rapanos sont actuellement hospitalisés. Le premier pour une opération à l’oeil et le second pour des examens après un malaise.

Antonis Samaras devait subir une intervention chirurgicale à la suite d’un début de décollement de rétine. L’opération doit durer une heure. De son côté, Vassilis Rapanos se trouvait toujours samedi dans une clinique privée après avoir été hospitalisé en urgence vendredi à la suite de douleurs abdominales intenses, accompagnées de nausées et vertiges notamment.

Polina Vorobieva avec AP et AFP