« Electrabel paie ses impôts comme n’importe quel contribuable »

Rédaction en ligne

vendredi 29 juin 2012, 18:13

Selon De Morgen, Electrabel a payé 12,5 millions d’euros d’impôts sur les bénéfices, ce qui revient à un taux d’imposition de 1,05 %. Un calcul incorrect, répond Electrabel.

« Electrabel paie ses impôts comme n’importe quel contribuable »

©belga

Electrabel a réalisé l’an dernier un bénéfice près de moitié supérieur à celui obtenu en 2010, mais doit payer très peu d’impôts sur celui-ci, révèle De Morgen. Le producteur d’électricité paye 12,5 millions d’euros d’impôts sur les bénéfices, ce qui revient à un taux d’imposition de 1,05 %, calcule le quotidien flamand.

Electrabel fait un calcul différent. Selon le producteur d’électricité, il faut compter toute une série de déductions fiscales (dividendes,...) qui font revenir le taux d’imposition proche du « tarif normal » pour les sociétés (près de 34%). Montant annoncé : 51 millions. « Electrabel paie ses impôts comme n’importe quel contribuable en appliquant à la lettre les lois fiscales », rappelle-t-on chez le fournisseur.

Electrabel rappelle que l’entreprise s’acquitte également de la rente nucléaire, une taxe sur la production d’énergie nucléaire, évaluée à 212 millions d’euros. Montant auquel il faut rajouter 98 millions d’euros de taxes d’exploitations, soit 310 millions en plus de 51 millions d’impots.

Autre précision à apporter aux informations relayées par le “Morgen” ce matin: Electrabel tel que présenté ici ne correspond absolument pas à l’idée que peut s’en faire le client ou le citoyen belge. L’Electrabel dont on aborde les aspects fiscaux correspond à la société anonyme Electrabel, filiale du groupe GDF Suez qui comprend évidemment les activités belges (vente et production d’électricité, fourniture de gaz) mais également les activités allemandes, néerlandaises, ainsi que la plupart des actifs électriques (voire gaziers) hors d’Europe (Amérique latine, Moyen-Orient, Thaïlande, etc.) du groupe, soit un gros morceau du groupe français.

Joan Condijts, Gil Durand