Le gouvernement grec s’engage à renégocier le plan de rigueur

Rédaction en ligne

mercredi 11 juillet 2012, 22:09

A l’issue de la réunion de l’Eurogroupe à Bruxelles, Vénizélos a exigé une rencontre avec le gouvernement de coalition. La Grèce a renouvelé son intention de renégocier avec les créanciers.

Le gouvernement grec s’engage à renégocier le plan de rigueur

©Reuters

Le gouvernement est déterminé à oeuvrer sur les axes du programme élaboré par les trois partis de coalition, notre objectif est de renégocier” le plan UE-FMI, a déclaré M. Kedikoglou.

Il s’exprimait à l’issue d’une rencontre entre le Premier ministre conservateur Antonis Samaras, le dirigeant du parti socialiste Pasok, Evangélos Vénizélos, et celui de la Gauche démocratique Dimar, Fotis Kouvélis, qui participent au nouveau gouvernement de coalition issu des élections du 17 juin.

Cette rencontre a été demandée par M. Vénizélos après les discussions que le ministre grec des Finances Yannis Stournaras avait eues lundi et mardi avec ses homologues et partenaires de la zone euro à la réunion de l’Eurogroupe à Bruxelles.

M. Stournaras a indiqué mardi que les partenaires “avaient demandé à la Grèce de mettre en œuvre les mesures que le pays s’est engagé à prendre pour 2012 (...) d’un montant d’environ 3 milliards d’euros”.

Mercredi, certains médias grecs, dont le quotidien Kathimérini, ont indiqué que M. Vénizélos avait exprimé son mécontentement face à “la stratégie suivie par M. Stournaras à Bruxelles” car ce dernier n’avait pas clairement évoqué “la renégociation” du plan de rigueur.

Répondant à ces articles de presse, M. Vénizélos a souligné qu’il ne voulait pas critiquer le gouvernement mais mettre l’accent sur l’importance de “la renégociation” du plan de rigueur.

On va faire tout ce qu’on peut pour améliorer les termes défavorables” du plan et demander aux créanciers “un allongement du délai de l’ajustement budgétaire”, a dit M. Vénizélos.

Il a réaffirmé qu’en raison d’une récession plus grave que prévu, il fallait un allongement de trois ans de l’ajustement budgétaire “d’ici 2017” au lieu de fin 2014, comme prévu dans le plan.

Mais M. Stournaras, dans son discours devant le parlement le week-end dernier dans le cadre de la déclaration de politique générale du gouvernement, avait souligné que la Grèce devrait commencer par appliquer les réformes réclamées par les créanciers avant de procéder à la renégociation du plan de rigueur.

AFP