BCE : « Il n'y a plus de marge possible pour la Belgique »
Rédaction en ligne
samedi 04 août 2012, 11:10
Pour Peter Praet, chef économiste belge de la BCE, la Belgique doit se réformer plus vite. « Tous les problèmes doivent maintenant être résolus », prévient-il.
©Belga
L'administration publique en Belgique doit être plus efficace et le marché du travail davantage flexible, explique-t-il dans une interview accordée au journal De Standaard.
« En raison de la crise, des pays comme l'Italie, la France ou la Belgique ont perdu dix ans pour mettre en ordre leurs finances publiques. Tous les problèmes doivent maintenant être résolus. Il n'y a plus de marge possible », insiste-t-il.
Heureusement, notre pays s'en sort, selon lui, « relativement bien dans ces terribles circonstances » mais la Belgique reste tout de même encore vulnérable, souligne-t-il.
La priorité est, selon Peter Praet, de mettre en marche la réforme de l'administration publique. « Aujourd'hui, elle n'est toujours pas efficace ».
Le marché du travail doit être abordé. Encore plus important que l'index salarial, selon lui, c'est de rendre plus flexible le marché du travail belge dans son ensemble.
Des prêts supplémentaires à la Grèce
La Banque centrale européenne (BCE) a provisoirement évité une faillite de la Grèce en lui garantissant l'octroi de prêts d'urgence supplémentaires par la Banque centrale de Grèce, affirme le quotidien allemand Die Welt.
Le conseil des gouverneurs de la BCE a pris cette décision jeudi lors de sa réunion, ce qui devrait permettre à la Grèce d'assurer sa survie financière jusqu'en septembre, selon la même source.
Le gouvernement grec devrait ainsi obtenir jusqu'à 4 milliards d'euros de fonds supplémentaires.
La Banque de Grèce ne pouvait jusqu'ici accepter des bons du Trésor que dans une limite de 3 milliards d'euros mais la BCE a décidé d'accéder à son souhait de porter cette limite à 7 milliards d'euros, détaille le journal.
Au bord de la banqueroute, la Grèce s'est vue accorder deux plans d'aide d'un montant total de 380 milliards d'euros, accompagnés d'un programme draconien d'ajustement budgétaire, sous le contrôle de la troïka. Un programme qui a toutefois pris du retard.
May (avec AFP)