Que faire de son épargne, le B.A.-BA du placement

Rédaction en ligne

jeudi 09 août 2012, 15:57

Avec la crise les Belges, champions de l'épargne en Europe, ont renoncé à placer leur argent en dehors de leur compte à vue. Pourtant, même pour les ménages les plus modestes, les offres de placement financier ne manquent pas. Petit détour des produits les plus courus.

Que faire de son épargne, le B.A.-BA du placement

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Comme d'autres ménages européens touchés par la crise, les particuliers belges ont préféré à la consommation l'épargne, et au placement, la liquidité. L'argent des contribuables repose sur des comptes épargne réglementés qui récompensent le client à un faible prix, en fonction d'une prime à la fidélité ou d'un taux de base.

Pourtant, même pour les modestes épargnants, les établissements bancaires offrent une myriade de placements. Bon de caisse, bons d'Etats, assurance épargne sont les principales alternatives à une épargne dormante ou ronronnante. Tour d'horizon.

Les Bons d'Etat

Emis quatre fois par an, ces emprunts d'Etat peuvent être achetés ou vendus en bourse tous les jours, sur différentes places financières, Londres, Bruxelles ou Luxembourg ou ailleurs. La durée d'émission fréquente est de trois, cinq ou huit ans. Un placement abordable pour les modestes épargnants puisqu'il faut généralement s'acquitter de la somme 200 euros minimum pour pouvoir détenir un bon. Ils restent peu rémunérateurs- 1,70 % net pour les bons à 3 ans-mais sûrs.

Les Bons de caisse et les comptes à terme

En souscrivant un bon de caisse ou à un compte à terme, le client prête de l'argent à sa banque qui s'engage à le lui remettre avec intérêt à une date convenue. Pour les bons de caisse, la durée varie de 1 à 15 ans. Impossible cependant de transformer son titre en liquidité avant échéance sans s'acquitter du règlement de pénalité. Bons de caisse ou comptes à termes, les deux produits sont assez semblables mais les banques peuvent les honorer à des taux différents.

Sur le marché, le meilleur taux pour les comptes à terme à 3 ans est de 3,61 % net. Et de 2,76 % pour les bons de caisse.

L'épargne assurance

Placé dans un compte assurance, l'épargne bénéficie d'une fiscalité avantageuse. Pour ce genre de placement, la durée de huit ans est la plus sollicitée. L'argent du client est géré par des fonds d'investissement avec comme objectif de faire fructifier le produit de l'épargne… soumise aux aléas des marchés financiers. La période actuelle n'est pas propice et les meilleurs taux ne dépassent pas les 2 % mais la situation est changeante. Il faut garder l'oeil !

Les obligations et les actions

Restent les actions ou les obligations classiques émises par les entreprises. Un moyen pour l'épargnant belge de participer au financement de firmes, à l'heure où, crise oblige, les sources de crédit se font rares. Comme pour les bons d'Etats, les obligations sont des prêts accordés à l'entreprise contre une rémunération qui dépend du taux d'intérêt. Un placement sûr pour les épargnants, dans la mesure où le remboursement est promis, contrairement aux actions.

Ces dernières, qui permettent au ménage de devenir propriétaire d'une partie du capital de l'entreprise, n'offrent une rémunération qu'en cas de bénéfices. Le versement de dividende n'est donc pas garantie. Le titre peut être revendu en bourse, l'épargnant peut alors miser sur une plus-value avantageuse de l'action. En d'autre terme : garder l'oeil sur le cours de la bourse et miser sur les bons chevaux.

Alicia Bourabaa