La Grèce demande deux ans de plus pour son plan d’austérité

Rédaction en ligne

mercredi 15 août 2012, 13:51

La Grèce va demander un rééchelonnement de son plan d’austérité afin de le mener à bien. Merkel a déclaré s’en tenir à l’accord en vigueur.

La Grèce demande deux ans de plus pour son plan d’austérité

©Reuters

Le Premier ministre Antonis Samaras devrait formuler cette demande au cours d’entretiens avec la chancelière allemande Angela Merkel le 24 août à Berlin et le président français François Hollande le 25 à Paris, affirme le Financial Times.

Aucun responsable n’était joignable pour commenter ces informations dans l’immédiat à Athènes, jour férié en Grèce pour l’Assomption.

Dès sa prise de fonctions en juin, le gouvernement grec avait fait savoir qu’il souhaitait un délai de deux ans pour mettre en œuvre les « réformes d’ajustement budgétaire » exigées par ses bailleurs de fonds, Union européenne (UE) et Fonds monétaire international (FMI).

Selon le Financial Times, le pays aura besoin de 20 milliards d’euros de plus pour boucler son budget dans le cas d’un tel rééchelonnement, mais n’a pas l’intention de solliciter à nouveau ses partenaires de la zone euro.

Athènes propose en effet de puiser dans un prêt déjà existant du FMI, d’émettre des bons du Trésor et de repousser à 2020 contre 2016, le début du remboursement du premier prêt obtenu auprès de l’UE et du FMI, d’un montant de 110 milliards d’euros.

La date de 2020 était normalement prévue pour le remboursement de son deuxième prêt, de 130 milliards d’euros.

Afin d’arracher la poursuite de leur soutien à des partenaires à bout de patience, le gouvernement tripartite tente actuellement de boucler un impopulaire train de mesures d’économies de 11,5 milliards d’euros pour 2013 et 2014, réclamé par les bailleurs de fonds.

Dépendant pour sa survie économique des prêts de l’UE et du FMI, la Grèce attend le prochain versement de 31,5 milliards d’euros alors qu’un blocage politique, résultat d’élections successives, a fait dérailler son programme de réformes.

Merkel s’en tient à l’accord en vigueur

Le porte-parole de la chancelière a déclaré que celle-ci s’en tenait à l’accord en vigueur sur les obligations de réformes de la Grèce. « Pour Mme Merkel et pour tout le gouvernement ce qui vaut est le memorandum of understanding tel qu’il a été conclu » entre la Grèce et ses bailleurs de fonds (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne), a dit le porte-parole Steffen Seibert lors d’une conférence de presse.

Il a jugé qu’aucune décision ne pouvait être prise avant que la troïka composée d’envoyés de ces trois créanciers n’ait achevé en septembre son évaluation des réformes grecques. « Le rapport de la troïka sera la base de toute décision future », a-t-il dit.

May (avec AFP)