Un investissement « sensible » pousserait Arnault à devenir Belge

Rédaction en ligne

samedi 08 septembre 2012, 19:38

C’est pour faciliter un projet « sensible » d’investissement en Belgique et non pour raisons fiscales que Bernard Arnault a demandé la nationalité belge, selon une source proche du dossier.

Un investissement « sensible » pousserait Arnault à devenir Belge

©AFP

Le patron de l’empire du luxe LVMH, Bernard Arnault, a demandé la nationalité belge pour faciliter un projet « sensible » d’investissement en Belgique, via sa holding personnelle, et non pour des raisons fiscales, a déclaré samedi à l’AFP une source proche du dossier, qui explique que ce projet « serait facilité par le fait que Bernard Arnault » obtienne la nationalité belge.

Cette même source prétend aussi que, en tant que détenteur d’un domicile en Belgique depuis une dizaine d’années, M. Arnault aurait de ce fait d’ores et déjà pu demander la nationalité pour des raisons fiscales. Aucun détail sur la nature du projet d’investissement envisagé n’a cependant été dévoilé.

Du côté du groupe LVMH, c’est le même discours qui prévaut : « Contrairement aux informations publiées ce jour, M. Bernard Arnault précise qu’il est et reste résident fiscal français ». « Son groupe privé (Groupe Arnault) a de nombreux investissements en Belgique, et entend les développer. C’est dans cette perspective que Monsieur Bernard Arnault a sollicité la double nationalité franco-belge », ont-ils souligné dans un communiqué.

Controverse en France

L’annonce par le patron de LVMH, Bernard Arnault, d’avoir lancé une démarche de naturalisation en Belgique a fait en France l’effet d’une bombe, alors que l’Hexagone est en plein débat sur la taxe à 75 % des très hauts revenus promise par le président François Hollande.

L’ancien Premier ministre François Fillon a ainsi fustigé la politique fiscale de François Hollande, la jugeant responsable de la décision de M. Arnault. « Quand on prend des décisions stupides, on arrive à ces résultats effrayants », a-t-il déclaré à la presse.

DZ avec AFP